03 avril 2012

Critique CD : Hammerfall - Glory to the Brave (1997)

Style : Power Metal
Compagnie : Nuclear Blast


Dès la sortie de leur tout premier album intitulé « Glory to the brave », le groupe Hammerfall s’est imposé sur la scène métal internationale. En 1997, la vague de speed métal mélodique qui a été popularisé par Helloween vers la fin des années 80 et qui semble posséder son épicentre en Europe, prolifère de nouvelles formations. Et voici qu’arrive ce groupe de musiciens Suèdois qui nous offrent une musique à la fois speed mélodique et qui semble aussi renouer avec les racines du heavy metal traditionnel.

Avec leur look métal qui prône le retour des vestes de cuir noirs et bracelets de studs, Hammerfall s’éloigne de l’image de Gamma Ray ou même Blind Guardian qui sont plus sobres. En vérité, on se croyait à l’ère Judas Priest, ce qui n’est pas pour déplaire les nostalgiques de cette période. Hammerfall nous offre des chansons simples mais très efficaces. C’est le retour des défenseurs du métal avec leurs paroles entraînantes. Ils affirment ainsi qu’il est possible de mélanger le métal d’antan avec celui d’aujourd’hui. Et cela fonctionne tellement bien que la chanson « Glory to the brave » dont le vidéo joue régulièrement sur les ondes des stations vidéo spécialisées Européennes que le groupe se retrouve en nomination pour le meilleur vidéo de l’année dans leur pays d’origine.

Cette nomination surprenante replace la musique heavy metal en avant-plan sur la scène musicale, à coté de groupes de musiques commerciaux. Quelque chose qui n’arrive pratiquement pas ou jamais dans ce genre d’événements médiatisés. Héhéhé! Avec cette poussée de publicité, le groupe monte rapidement sur la sellette. Hammerfall font du heavy metal à saveur « speed » et ils le font très bien sur cet album.

Coté production sonore, sans être parfaite, elle est dans les normes de ce qui se faisait à l’époque. Ici, je dois souligner le vocal de Joacim Cans qui ne cherche pas à nous impressionner avec des clichés vocaux aux cris aigues. Sa voix se marie bien avec la musique et il possède une voix juste, avec une intonation propre à lui. Il ne cherche pas à imiter personne, ce qui est bien. La composition des chansons est excellente en général.

Mes chansons préférées, la rapide « Dragon lies Bleeding », « Hammerfall », « The Metal Age », « Child of the Damned » et la power ballade « Glory to the brave ». En résumé, c’est un album que je recommande aux fans de Power Metal, et surtout à ceux et celles qui aimeront le coté plus traditionnel du heavy metal. Selon moi, cet album est un classique du genre. Même si cet album date un peu, je crois que c’est une bonne addition à votre collection.

Note : 8.8/10

Liste des pistes : 01. The Dragon Lies Bleeding
02. The Metal Age
03. Hammerfall
04. I Believe
05. Child Of The Damned (reprise de Warlord)
06. Steel Meets Steel
07. Stone Cold
08. Unchained
09. Glory To The Brave




02 avril 2012

Critique CD : Gamma Ray - Land of the Free Part II (2007)

Style : Heavy Metal
Compagnie : SPV


Gamma Ray a terminé son contrat de disques avec Sanctuary et à en croire M. Hansen, le mariage n'a pas été parfait. Surtout, coté marketing. Je compatis mais voilà, on annonce un nouvel album qui s'intitulera "Land of the Free Part II". Ok, ça c'est un projet ambitieux : faire une suite à un album qui est classé un "classique" dans les annales du mouvement Power Metal. Ouf, la barre est haute! En me dirigeant pour aller chercher cet album au magasin, je vois ce petit sticker rouge qui dit : "Album présentant Kai Hansen, ex-membre d'Helloween" !??? Euh, pardon ? Depuis quand M. Hansen a besoin de marketing lui qui a promu le style PM autant de l'avant ? C'est comme dire, voici "Kurt Cobain" du mouvement Grunge, au cas où vous auriez été porté disparu depuis les quinze dernières années. Doh!
 
Ok, quand tu en es rendu là, c'est que décidément, ça va très mal pour le groupe. Pourtant, cela ne m'a pas empêché d'acheter l'album... Maintenant, je le regrette vraiment, c'est un navet monumental. Premièrement, quand on annonce une suite à un classique, il faut avoir les bons outils en main pour appuyer son affirmation, car la déception risque d'être très, je répète : "très" grande. Très grande. La production sonore est une coche en-dessous des albums précédents. Et y a certains passages musicales dont on a l'impression qui ont été copiés-collés avec "pro-tools", tellement les coupures sont audibles. Oui, y a des chansons rapides sur cet album mais vous savez l'album "Insanity and Genius" avait aussi des chansons rapides, cela ne l'a pas empêché d'être ennuyant.
 
Et ce que je ne suis plus capable, c'est de voir que le groupe continue à repiquer des riffs de groupes tels que Black Sabbath, Judas Priest, Accept et Iron Maiden allégrement. Bon, à ce moment-ci, la question que je me pose est : "Quand j'ai connu Gamma Ray au début des années 90, est-ce que M. Hansen repiquait déjà des riffs de d'autres groupes méconnus en provenance de son pays ?" N'est-il plus aussi génial que bien des gens le croyaient au départ ? Ça fait mal, et je n'aime mieux autant pas connaître la réponse. Et si je recommande cet album ? Jamais de la vie! Pour moi, Gamma Ray c'est bel et bien terminé, et ce, après toutes ces années de fidélité. 
 
Note : 6/10

Liste des pistes :

01. Into the Storm
02. From the Ashes
03. Rising Again
04. To Mother Earth
05. Rain
06. Leaving Hell
07. Empress
08. When the World
09. Opportunity
10. Real World
11. Hear me Calling
12. Insurrection


Critique CD : Gamma Ray - Majestic (2005)

Style : Power Metal
Compagnie : EMI / Sanctuary


C'est avec un certain recul que j'ai acheté cet album, non pas parce qu'il ne sonne pas la tonne de briques ou que les chansons ne sont pas entraînantes, je l'avoue c'est à cause de son manque d'originalité. Oui, M. Kai Hansen qui est la tête d'affiche du mouvement Power Metal semble se complaire à repiquer ses anciens riffs des albums précédents mais aussi de reprendre des mélodies à des chansons heavy metal déjà existantes. D'accord, c'est beaucoup moins flagrant que l'album précédent "New World Order" mais l'intention est là, pareillement.

À même titre que je disais de l'album précédent, si vous venez de découvrir Gamma Ray et que vous n'écoutiez pas le heavy metal des années 80 alors cela vous semblera un vent de fraîcheur. En ce moment, je suis torturé par mon esprit de puriste dans le genre et celui du fan qui désire tout simplement un bon album métal. Alors, si je laisse mon coté de critique, c'est un excellent album car il y a de bonnes chansons rapides et honnêtement, le son de cet album frappe à souhaits dans nos oreilles.

Mes chansons préférées : les rapides "Hell is thy home" et "Fight". Le refrain entraînant "Blood Religion". Par contre, mon navet c'est "Majesty" avec le passage qui ressemble à du vieux Black Sabbath, non... En terminant, je vous conseille de l'écouter, ce n'est pas un mauvais album, peut-être arrive-t-il un moment où je commence à être saturé de ce type de métal moi aussi.

Note : 8.3/10
 
Liste des pistes :

01. Temple
02. Fight
03. Strange World
04. Hell is thy home
05. Blood religion
06. Condemned to hell
07. Spiritual dictator
08. Majesty
09. How long
10. Revelation

Critique CD : Gamma Ray - Skeletons In The Closet (2003)

Style : Power Metal
Compagnie : Noise Records



L’album live « Skeletons in the closet » est un album fort intéressant par sa conception. En fait, il s’agit du résultat d’un concours que les musiciens du groupe ont demandé à leurs fans. « Quelles sont les chansons, outre les succès habituels, que vous aimeriez entendre en live et que vous n’avez jamais entendu avant ? » Et les votes a donné cet album. Ingénieux comme concept. Donc, on se retrouve avec un album dont la sélection des chansons est vraiment bien répartie. Moi-même, j’étais curieux envers certains chansons comme « Armageddon » en live.

Une raison supplémentaire qui m’a poussé à acheter cet album, c’est que je venais de voir Gamma Ray l’année précédente à Montréal, et cela me rappelait d’incroyables souvenirs. Et je crois qu’en voyant l'un des fondateurs du mouvement Power Metal en personne jouer sur scène, tout à coup, je lui ai pardonné d’avoir trop copié les riffs de Judas Priest sur son dernier album « New World Order ». Et d’ailleurs, c’est après ce show que cela m’a poussé à le réécouter. Héhéhé! La qualité sonore de cet album est excellente et en plus, on y ressent l’énergie que s’y dégage. En général, je ne recommande pas vraiment les albums "live" mais celui-ci, oui! Pour les amateurs de Power qui ne connaissent pas le groupe, je crois que vous allez aimer et peut-être irer vous les voir lors de leur prochain spectacle. Petit détail, il y a dans les remerciements du groupe, une mention du nom de notre petit groupe de Power Metal Québécois : Forgotten Tales. Ben oui, F.T. avait fait l’ouverture de Gamma Ray à Montréal. Cool.
Note 8.5/10
Liste des pistes :
CD1 

01. Welcome
02. Gardens Of The Sinner
03. Rich & Famous
04. All Of The Damned
05. No Return
06. Armageddon
07. Heavy Metal Universe
08. One With The World
09. Dan`s Solo

CD2 

01. Razorblade Sigh
02. The Heart Of The Unicorn
03. Last Before The Storm
04. Victim Of Fate (reprise de Helloween)
05. Rising Star / Shine On
06. The Silence
07. Heaven Or Hell
08. Guardians Of Mankind
09. New World Order 

Critique CD : Gamma Ray - No World Order (2001)

Style : Power Metal
Compagnie : Noise Records
La première fois que j’ai écouté l’album « New World Order » au complet, j’étais non seulement déçu du résultat mais aussi furieux après Kai Hansen. Qu’un compositeur change de style musical pour revenir à ses sources, oui, d’accord, je l’accepte. Mais qu’il fait presque du plagiat de chansons heavy metal déjà existantes, cela, c’est inacceptable! Et surtout, de la part d’un compositeur qui a popularisé le Power Metal. Il n’a pas à reprendre des riffs de guitares des autres pour se promouvoir soi-même. Je suis encore surpris que des artistes tels que Iron Maiden et surtout, Judas Priest ne l’ai pas poursuivi. Par exemple, prenez les couplets de « PainKiller » de Judas Priest avec la chanson « Heart of the Unicorn ». Ou encore, l’intro de la chanson « New World Order » qui est le même riff de guitare que « Rat Bat Blues » de Deep Purple. « Eagle » avec son passage style Iron Maiden dans le temps de l’album « Killers ». Non. Comme j’ai déjà dit, pour les jeunes qui n’ont pas connu les années 80 du métal et même 70, pour vous, cela vous semblera du nouveau et frais. Pour les vieux croûtons de mon genre, on reconnaît trop les influences.

Et même si la production sonore est sans doute l’une des meilleures qu’ils ont eu jusqu’à présent. Cela m’a pris beaucoup de temps avant de digérer cet album. Quand à savoir si je recommande cet album, cela dépend. Si vous êtes des puristes qui n’aimez pas trop le plagiat ou encore fan inconditionnel de Priest, non, cet album n'est pas pour vous. Si vous ne connaissez pas les vieux bands auxquels j’ai fait mention, ben, il est possible que vous aimiez cet album à saveur de heavy métal traditionnel. Donc, je vous suggère de l’écouter avant de prendre une décision.
Note : 8/10

Liste des pistes :

01. Induction
02. Dethrone Tyranny
03. The Heart Of The Unicorn
04. Heaven Or Hell
05. New World Order
06. Damn The Machine
07. Solid
08. Fire Below
09. Follow Me
10. Eagle
11. Lake Of Tears

Critique CD : Gamma Ray - Blast From The Past (2000)

Style : Power Metal
Compagnie : Noise Records


Quand un groupe vous sort un « Best of » de ses succès et que vous possèdez déjà tous les albums, il est un peu idiot d’aller se l’acheter. Pourtant, c’est ce que j’ai fait. Oui, car sur cet album double, toutes les chansons du premier CD ont été enregistrées avec un meilleur son, plus d’arrangements musicaux et avec la voix de Kai Hansen au lieu de celle de Ralph Scheepers. Bon. D’accord, je comprend le principe et le point de vue que M. Hansen a voulu nous montrer en effaçant toutes traces de son ancien passé. C’est un peu comme la mode des films « Director’s cut » (version du directeur) qui ressortent sur le marché. Sauf que je ne partage pas vraiment son avis, je veux dire quand on a toujours entendu la voix de Ralph Scheepers sur des chansons comme « Heaven can wait » et je trouve cela un peu dur à faire cette nouvelle transition. Je veux dire que je respecte le style de vocal de M. Hansen mais ces chansons ont été écrites pour une voix à la Ralph Scheepers. Je trouve cela un peu discordant. De plus, le premier CD de cet album contient pas vraiment de bonnes chansons à mon avis. À part « Heading for tomorrow », la meilleure période de la carrière de Gamma Ray se trouve après la sortie de « Land of the free ». En fait, c’est le deuxième CD de l’album compilation qui souligne cette nouvelle période. Il contient de meilleures chansons, et en plus, elles sont remasterisées.

Donc, pour quelqu’un qui ne connaît pas Gamma Ray, c’est correct. Sauf que je recommanderai toujours aux gens de s’acheter les albums complets tels que « Land of the free » et « Somewhere out in space » car cet album-ci n’est pas aussi représentatif à mon avis. En fait, pour tout vous dire, je ne l’écoute pas souvent car je préfère de loin les versions originales car je me suis habitué au fil des années. Petit détail, j’ai fait signé ma copie par Kai Hansen lui-même lors de mon passage en Allemagne. Hahaha! Maudit que je suis un groupie…
Note : 7.9/10
Liste des pistes :

CD1

01. Welcome
02. Lust For Life
03. Heaven Can Wait
04. Heading For Tomorrow
05. Changes
06. One With The World
07. Dream Healer
08. Tribute To The Past
09. Last Before The Storm
10. Heal Me

CD2

01. Rebellion In Dreamland
02. Man On A Mission
03. Land Of The Free
04. The Silence
05. Beyond The Black Hole
06. Somewhere Out In Space
07. Valley Of The Kings
08. Anywhere In The Galaxy
09. Send Me A Sign
10. Armageddon  

Critique CD : Gamma Ray - Powerplant (1999)

Style : Power Metal
Compagnie : Noise Records





Okay, après le succès de « Land of the free » et « Somewhere out in space » qui sont des albums incroyables à mon avis. Il était inconcevable que Gamma Ray nous fasse un tour du chapeau. ( 3 bons albums en 3 occasions successives ). Avec cet album, ils sont passés de très près. Bon, avant de me critiquer, oui, c’est vraiment un album meilleur que la norme mais pas aussi bon que ses deux prédécesseurs. En fait, cela est dû au fait que Gamma Ray semble nous revenir à un style de riffs de guitares beaucoup plus heavy qui nous semble tirer son influence de vieux albums de « Judas Priest » et quelques fois, un peu « Iron Maiden ». Comme la chanson « Razorblade Sigh », par exemple. Hum. Non, il n’y a pas que des chansons grandioses sur cet album. Il y en a quelques-unes qui m’ont un peu arrosé d’eau froide comme « Send me a sign » ou la reprise de la chanson Pop des Pet Shop Boys, « It’s a sin » ???

Néanmoins, la production sonore reste impeccable. Quant aux compositions, notre grand compositeur M. Hansen commence peut-être à manquer d’inspiration et se ressource-t-il dans les albums de vieux groupes heavy. Bon. Pour les jeunes qui n’ont pas connu les années 80 du métal et même 70, pour vous, cela vous semblera du nouveau et frais. Pour les vieux croûtons de mon genre, on reconnaît les influences. Ceci dit, c’est un bon album et digne d’achat.

Mes chansons préférées : la très rapide « Strangers in the night » et le petit chef d’œuvre de fin d’album « Armageddon ». Oh yeah! Je recommande cet album à tous les amateurs de Power metal.

Note : 8.6/10
Liste des pistes :

01. Anywhere In The Galaxy
02. Razorblade Sigh
03. Send Me A Sign
04. Strangers In The Night
05. Gardens Of The Sinner
06. Short As Hell
07. It`s A Sin (reprise des Pet Shop Boys)
08. Heavy Metal Universe
09. Wings Of Destiny
10. Hand Of Fate
11. Armageddon

Critique CD : Gamma Ray - Somewhere Out In Space (1997)

Style : Power Metal
Compagnie : Noise Records


Quand cet album est sorti, j’avais une légère appréhension avant de l’écouter. Il faut dire que normalement que lorsqu’un groupe sort un album incroyable comme « Land of the free », on se demande si le prochain sera à la hauteur. Et je n’ai pas été déçu. Kai Hansen a démontré, une fois de plus, qu’il était le maître incontesté du Power Metal avec cet album. Bien sûr, il y a eu des changements depuis la parution du dernier album. On retrouve deux nouveaux musiciens, le drummeur Dan Zimmerman et le guitariste Henjo Richter. Attendez un peu… Ce n’était pas Dirk Schlaechter, le deuxième guitariste de la formation ? Oui, mais celui-ci se retrouve à la basse. Ah ha! C’était écrit dans le ciel cette transition. Je m’en doutais que cela allait arriver un jour ou l’autre lorsque j’ai vu le solo de basse qu’il avait performé sur le vidéo « Heading for the East » en 91. Hein ? Depuis quand c’est le guitariste qui fait un solo de basse à la place du bassiste ? Il était évident que Dirk allait se retrouver à la basse depuis.

Je crois que l’arrivée de Richter et de Zimmermann a redonné de la fraîcheur au groupe et l’a empêché de tomber dans ce que les groupes font après un album succès, c'est-à-dire de la recopie de vieux succès arrangés un peu différemment. Pas pour Gamma Ray. Le groupe décide de présenter de nouveaux thèmes aux fans, une épopée fantastique du monde extra-terrestre. Est-ce que Kai Hansen est devenu raëlien ? J’espère que non. L’album « Somewhere out in space » nous offre une panoplie de mélodies intéressantes et accrocheuses dès la première écoute. Ce nouvel effort musical se montre vraiment à la hauteur de son prédécesseur. C’est du Power Metal dans la plus pure des traditions. Il est bien dosé, punché de contraste dans ses variations musicales, les solos de guitare sont excellents. Bref, un chef d’œuvre! Décidément, tout va bien pour Kai Hansen et Gamma Ray. Le dur passé Helloween est loin derrière. Coté production, meilleure que « Land of the free »

Mes chansons préférées : Toutes! Une attention particulière à « Somewhere out in space », « Valley of the kings », « The Winged horse », « Shine On ». Cet album est une obligation pour les vrais de Power Metal.
Note : 9.1/10

Liste des pistes :

01. Beyond The Black Hole
02. Men, Martians And Machines
03. No Stranger (Another Day In Life)
04. Somewhere Out In Space
05. The Guardians Of Mankind
06. The Landing
07. Valley Of The Kings
08. Pray
09. The Winged Horse
10. Cosmic Chaos
11. Lost In The Future
12. Watcher In The Sky
13. Rising Star
14. Shine On




Critique CD : Gamma Ray - Alive '95 (1996)

Style : Power Metal
Compagnie : Noise Records


Comme tout bon groupe, il est évident qu’un jour ou l’autre, les musiciens sortent un album « live ». L’album « Alive ‘95 » contient les succès de l’album smash « Land of the free » avec des chansons prises des albums précédents servies à la sauce Kai Hansen. Plus, il y a deux reprises d’Helloween; la fameuse et grandiose « Ride the sky ». Qui n’a pas été impressionné par cette chanson culte ? Et « Future World ». Que pouvons-nous dire de plus ? Cet album contient 2 CDs. Le premier CD est le spectacle dont je vous parlais plus haut, enregistré en 1995. Le second CD (plus court) avec Ralph Scheepers, ex-chanteur de la formation, a été enregistré en 1993 à l’occasion de la tournée « Insanity & Genius ». D’ailleurs, il y a un DVD de disponible de cette tournée en format PAL et qui s’intitule « Lust for live ». Bonne nouvelle. Depuis l’an passé, apparement, il est possible de l’avoir en format NTSC pour les nord américains. Yeah!

La production de ces deux CDs est bonne. Je crois que cela mérite une écoute sauf que je dois vous avouer que je ne suis pas un fervent d’album « live ». Bien sûr, comme je n’avais pas encore vu la formation Gamma Ray à la date de sortie de cet album, alors j’ai foncé dessus car il est agréable, tout de même, de savoir si nos musiciens favoris livrent la marchandise sur stage.
Note : 8/10
Liste des pistes : 

CD1


01. Land Of The Free
02. Man On A Mission
03. Rebellion In Dreamland
04. Space Eater
05. Fairytale
06. Tribute To The Past
07. Heal Me
08. The Saviour
9. Abyss Of The Void
10. Ride The Sky
11. Heavy Metal Mania
12. Future World
13. Lust For Life

CD2


01. No Return
2. Changes
03. Insanity & Genius
04. Last Before The Storm
05. Future Madhouse
06. Heading For Tomorrow / Dream Healer 


Critique CD : Gamma Ray - Silent Miracles (1996)

Style : Power Metal
Compagnie : Noise Records



Quand j’ai vu ce mini-album que je qualifierai d’interlude sur l’étagère, je me suis dit : « Ouais, pourquoi pas ? » Bon. Quant à moi, c’était une sortie un peu inutile. Il faut dire que la première chanson reprend une bonne partie de paroles de la chanson « Man on a mission » de l’album « Land of the free » mélangé d’un rythme plutôt lent. Presqu’une ballade. Hum! Ensuite, il y a la chanson « Farewell » qui est la même version qui apparaît sur « Land of the free ». Puis, on enchaîne avec « The Silence » chanté par Kai Hansen et non Ralph Scheepers. Il y a quelques arrangements de plus mais sans nous tirer par terre. Finalement, on termine le mini-album avec « A while in Dreamland » qui est une ballade. Cet album n’est pas une nécessité, seulement pour les collectionneurs.
Note : 7.5/10

Liste des pistes :

01. Miracle
02. Farewell
03. The Silence`95
04. A While In Dreamland 

Critique CD : Gamma Ray - Land Of The Free (1995)

Style : Power Metal
Compagnie : Noise Records
1995, une bonne année qui allait voir apparaître l’un des plus grands chef-d’œuvres du mouvement Power Metal selon moi, et aussi l’avis de bien d’autres fans. Le mouvement speed métal mélodique possède maintenant sa propre appellation depuis environ 1993, le Power Métal. Et quel nom évocateur des beats de rapides, des refrains accrocheurs harmonisés, les solos à la tierce. Le mouvement a évolué depuis ses débuts officiels en 1985 avec la formation Helloween. Mais voilà, le groupe pionnier qui a popularisé le style va très mal. Après les « flops » de Chameleon et Pink Bubbles Go Ape, les fans se posent de sérieuses questions au sujet de leur groupe fétiche. Premièrement, Kai Hansen a quitté le groupe au début des années 90. Ensuite, c’est le tour du chanteur tant acclamé Michael Kiske. Et pour couronner le tout, le suicide du drummeur Ingo Schwichtenberg. Décidément, les choses vont vraiment mal pour le groupe. Certains pensent qu’Helloween ne s’en relèvera pas.

Bien sûr, il y a Gamma Ray, mais seul le premier album parut en 1990 avait repris le flambeau du son Power metal. « Sigh No More », le second album avait eu un succès plutôt mitigé, et avec « Insanity & Genius », le groupe n’avait pas retenu autant l’attention des fans. Il était rapide certes, sauf que la magie ne semblait plus y être. Avec des petites passes de son techno dans leur musique, on se demandait bien où le groupe se dirigeait. Finalement, on apprend que le chanteur Ralph Scheepers fait une audition pour remplacer le chanteur Rob Halford de Judas Priest, ce qui n’est pas pour plaire à Kai Hansen qui en profite pour mettre un terme à son association avec lui. Qui va chanter ? Alors, contre toute attente, Kai Hansen annonce qu’il va reprendre le vocal qu’il avait abandonné après la sortie de l’album « Walls of Jericho » de Helloween. Wow! Bien sûr, on a entendu la voix de M. Hansen sur les albums de Blind Guardian : « Follow the Blind » et aussi « Tales from the twilight world », sauf que les fans en voulaient plus.

Je vous avoue que j’étais loin de me douter d’un retour aussi fort de Gamma Ray. Avec cet album, Kai Hansen démontre une fois pour toute pourquoi il est le grand maître fondateur du Power Metal. (Hail to the King!). « Land of the free » est un smash, un coup de poing en pleine face! Que dis-je, un bloc de béton que l’on vous tire sur la figure et qui vous écrase sous son poids. Héhéhé! Si vous avez à identifier le mouvement Power Metal dans la plus pure de ses formes, alors nul doute que c’est cet album-ci. Si vous avez à démontrer à qui que ce soit; Qu’est-ce que le Power metal ? C’est « Land of the free »! En voyant la pochette avant d’écouter l’album, j’ai revu la figure de la mascotte de « Wall of Jericho » de Helloween dessus. De plus, l’aigle qui vole dans le ciel jaune nous rappelle « Eagle fly free » de « Keeper of the seven keys Part 2. » Oui, Kai Hansen nous annonce ses couleurs et ce que sera le contenu de cet album. Il aurait pu l’appeler « Keeper of the seven keys Part 3. »

La musique, les solos à la tierce, les mélodies accrocheuses, les refrains, tout y est simplement une perfection. Et tant qu’à moi, la chanson « Land of the free » est l’hymne du mouvement Power Metal à vie. Sa mentalité, son essence. Cela représente la fierté de cette musique, la liberté face aux anciens préjugés du heavy metal et cie. Et qui on entend en backvocals dans les refrains de cette chanson ? Nul autre que Michael Kiske. Personne ne croyait au retour de cet incroyable duo sur album. Un petit coup de coude à Michael Weikath ? Peut-être. Néanmoins, tout est bien dosé. Coté sonorité, c’est la norme. Je ne dirais pas que cet album a une sonorité mieux que les autres, il manque peut-être un peu de volume. Mes chansons préférées : Toutes! Bien sûr, je suis un fanatique des chansons rapides alors vous imaginez que « Man on a mission » m’a accroché tout de suite. Ce qui est intéressant, c’est que Michael Kiske chante une chanson complète sur l’album, c’est « Time to break free » et je crois que celle-ci est dédiée à son ancien compatriote Micheal Weikath qui a reproché à Kiske de vouloir changer le groupe Helloween. De plus, il y a la chanson « Afterlife » qui est dédiée au défunt Ingo Schwichtenberg. Et finalement, je voudrais faire remarquer aux fans la seule chose qui m’a déplu sur cet album, c’est le solo de la chanson « Rising of the Damned ». Il y a une partie de ce solo (intro) qui est une quasi copie conforme du solo de « Hotel California » des Eagles, sauf joué plus vite. Je recommande cet album de Power Metal à tous les VRAIS fans de Power. Et j’irai même plus loin, si vous n’avez pas cet album dans votre collection, alors je me demande si vous écoutez le bon style de musique. Courez l’acheter immédiatement! Sans rancune, mes amis. (Et ne me prenez pas trop au pied de la lettre.) Hahaha!
Note 9.3/10
Liste des pistes :

01. Rebellion In Dreamland
02. Man On A Mission
03. Fairytale
04. All Of The Damned
05. Rising Of The Damned
06. Gods Of Deliverance
07. Farewell
08. Salvation's Calling
09. Land Of The Free
10. The Saviour
11. Abyss Of The Void
12. Time To Break Free
13. Afterlife


Critique CD : Gamma Ray - Insanity And Genius (1993)

Style : Power Metal
Compagnie : Noise Records


Après le peu de succès de l’album précédent « Sigh no more » de Gamma Ray, Kai Hansen a compris qu’il avait pris une mauvaise direction et il lui fallait corriger le tir au plus vite. Il est revenu à son speed métal mélodique qu’il fait si bien. Cependant, il y a encore des changements au niveau de la formation, un nouveau bassiste Dan Rubach et un nouveau drummeur, Thomas Nach qui n’arrive pas, selon moi, à mettre les chaussures de Uli Kusch. Plus tard, Uli Kusch ira offrir ses services à la formation Helloween pour remplacer le drummeur Ingo Schwichtenberg qui s’est suicidé, mais cela est une autre histoire. De plus, la formation Helloween semble perdre du terrain, coté popularité. Avec la sortie de « Pink Bubbles Go Ape » et « Chameleon », Kai Hansen a le champ libre pour éclipser ces anciens compatriotes.

Néanmoins, avez-vous déjà écouté un album dont le beat est rapide à souhaits, les solos de guitares à la tierce, quelques refrains intéressants mais qui ne vous accrochent pas ? C’est ce qui m’est arrivé avec « Insanity and Genius ». L’album est bien réalisé mais il manque un petit quelque chose que je n’arrive pas à identifier. Peut-être que les mélodies sont trop basiques. Je ne saurai dire. L’album commence en trombe avec « Tribute to the past », je l’accorde sauf que le reste c’est ordinaire. Oui, les chansons sont rapides et pas à peu près dans certaines occasions. Toutefois, des beats rapides ne règlent pas tout. Trop, c’est comme pas assez! On s’en lasse rapidement et je reproche cela à l’album.

Autre point négatif à l’album, c’est la chanson Gamma Ray. Premièrement, c’est une reprise !? Il me semble que lorsqu’une chanson s’appelle « Gamma Ray », on s’imagine que ce sera le « smash » du groupe à vie, une vraie bombe, quoi! Non. Et en plus, il y a des passages de clavier à la mode « techno », un refrain plutôt stupide. Et quand j’ai vu le vidéo passé sur les ondes de Musique Plus au Canada, quelle honte j’ai ressenti. Si cela, c’est du Power métal et bien, fusillez-moi tout de suite. Autre détail que je n’ai pas aimé : vous vous rappelez « Wayne’s World » (Le monde selon Wayne), le film inspiré des sketches de Mike Myers à Saturday Night Live ? Vous vous rappelez la chanson de Queen « Bohemian Rhapsody » qui passe dans leur voiture lorsqu’ils se mettent à faire du « headbang » ? Ce passage avait été tellement populaire en Amérique du Nord que la chanson était revenue sur les palmarès et jouait à la radio. Maintenant, écoutez la chanson « Heal me » qui est sortie la même année, et vous allez comprendre où M. Hansen a pris son inspiration dans le passage de piano. Ouf!

Même si cet album est meilleur que son prédécesseur, il n’en demeure pas moins que je l’ai moins aimé que le premier album de la formation « Heading for Tomorrow » et je commençais à me dire si Gamma Ray n’allait pas bientôt devenir un pétard mouillé. Mes chansons préférées : « Last before the storm », « Future Madhouse », « Your torn is over » et finalement, la joyeuse chanson : « Brothers ». À savoir si je recommande cet album ? Oui, mais pas comme une priorité…
Note : 8.2/10

Liste des pistes :

01. Tribute To The Past
02. No Return
03. Last Before The Storm
04. The Cave Principle
05. Future Madhouse
06. Gamma Ray (version éditée)
07. Insanity & Genius
08. 18 Years
09. Your Tørn Is Over
10. Heal Me
11. Brothers 



Critique CD : Gamma Ray - Sigh No More (1991)

Style : Power Metal
Compagnie : Noise Records


Deux ans se sont écoulés depuis la sortie du premier album de Gamma Ray avec Kai Hansen, un de membres fondateurs d’Helloween. L’album précédent avait été reçu un peu de façon mitigée; certains saluaient le savoir-faire de M. Hansen tandis que d’autres lui reprochaient de servir une musique un peu trop « Helloweenesque ». Je crois que cela a influencé M. Hansen dans son processus de composition car ce nouvel album est plus mid-tempo que les autres. Il n’y a pas beaucoup de chansons speed métal mélodiques dites sans répit. De plus, les paroles de l’album sont plutôt sombres en général. Et ce n’est que plus tard que M. Hansen dira en entrevue que lorsqu’il a écrit « Sigh no more » durant la guerre du Golfe, il était assez découragé par les événements ayant lieu là-bas.

Fait intéressant, deux nouveaux membres se joignent à la formation et ils ne sont pas inconnus. En fait, pour ceux et celles qui ont acheté la cassette vidéo « Heading for the East », un spectacle enregistré au Japon de la première tournée de Gamma Ray, vous pouvez voir un nouveau drummeur Uli Kusch et un second guitariste : Dirk Schlaechter. En voyant le nom d’Uli sur la pochette, j’ai vraiment adoré, car ce drummeur possède une excellente technique au drum. Et cela s’entend sur l’album, toutes les petites passes subtiles que l’on entend pas très souvent dans le Power Metal. (Désolé, mais c’est une réalité.) Pour ma part, je crois encore aujourd’hui que ce fut le meilleur drummeur que la formation ait eu dans sa carrière. En ce qui concerne Dirk, il complète à merveille les jeux de solos de Kai Hansen. De plus, sur la cassette vidéo, il fait un solo de basse ??? À mon avis, les jours du bassiste Uwe Wessel sont comptés et je n’ai pas eu tort.

« Sigh no more » est un album à saveur un peu plus heavy métal traditionnel avec de légère passes progressives. Ce n’est pas un de mes albums préférés de la formation car cela m’a pris beaucoup de temps à aimer la direction musicale où se dirigeait M. Hansen. En ce qui concerne la qualité sonore, elle est vraiment meilleure que l’album précédent. C’est une nette amélioration. Cela donne plus d’espace, et davantage au vocal de Ralph Scheepers qui est toujours aussi bon. Mes chansons préférées sont « As time goes by », l’intro « One with the world », « Start running » et les multiples changements de « Dream Healer ». Cependant, je ne crois pas que cet album soit un essentiel dans votre collection. Il est bon mais si vous recherchez dans un beat plus rapide, il ne vous comblera pas.
Note 7.9/10
Liste des pistes :

01. Changes
02. Rich & Famous
03. As Time Goes By
04. (We Won't) Stop The War
05. Father And Son
06. One with the World
07. Start Running
08. Countdown
09. Dream Healer
10. The Spirit
 


Critique CD : Gamma Ray - Heading for Tomorrow (1990)

Style : Power Metal
Compagnie : Noise Records


Lorsque Kai Hansen, un des fondateurs du mouvement speed métal mélodique, a quitté la formation légendaire Helloween, bien des gens se demandaient ce qui lui arriverait. Serait-il victime de son propre succès ? Beaucoup d’attentes planaient au-dessus de sa tête. En plus, M. Hansen et M. Weikath qui sont en très mauvais termes à cette époque en profitent pour laver leur linge sale en public et se lancer des injures à l’aide des médias, revues métal. Une vraie bataille d’adolescents entre les deux anciens guitaristes. Pourtant, Kai Hansen se retrousse les manches et se met aussitôt au travail. Et comme il a écrit une bonne majorité des succès d’Helloween, les fans se doutaient bien de la direction que son premier album allait prendre. Cependant, Kai Hansen se devait trouver un vocal digne de faire compétition à celui de Micheal Kiske. Qu’à cela ne tienne. Il engage un des chanteurs qui avait été auditionné avant Michael Kiske pour les « Keeper of the seven keys ». Il s’agit de Ralph Scheepers. Il est évident que ce nouveau groupe, Gamma Ray, annonçait une compétition féroce avec les anciens compatriotes d’Helloween.

« Heading for tomorrow » débarque sur le marché et, comme tout le monde s’en doutait d’avance, c’est du speed métal mélodique à plein régime; les mêmes recettes que sur les « Keeper of the seven keys ». De ce fait, Kai Hansen veut démontrer qu’il est bien en maîtrise de ses moyens. C’est un excellent album mais voilà, les critiques sont mitigées. D’un coté, certains saluent le savoir-faire de M. Hansen et de l’autres, on lui reproche de servir une musique un peu trop « Helloweenesque ». Qu’importe ce que les gens pensent, Gamma Ray est là pour rester. Pour un premier album, c’est vraiment du bon travail. Les mélodies sont accrocheuses et la voix de Ralph Scheepers est impressionnante. Même si cet album ne déborde pas d’originalité, c’est vraiment l’essence du Power Metal lorsque vous écoutez ces chansons à même titre que les « Keeper of the seven keys. »

Coté sonorité, c’est dans la norme de la fin des années 80. Très bon. Mes chansons préférées sont les rapides « Lust for life », « Hold your ground » et bien entendu, « Heading for tomorrow ». En fait, elles sont vraiment toutes bonnes. Si ce n’était pas son petit manque d’originalité, je lui aurai donné une note parfaite mais disons que cet album est au même niveau que « Keeper of the seven keys Part 2. » Tous vrais fans de Power Metal devraient avoir cet album dans sa collection. Ce n’est pas négociable. Héhéhé!
Note 8.7/10
Liste des pistes :

01. Welcome
02. Lust For Life
03. Heaven Can Wait
04. Space Eater
05. Money
06. The Silence
07. Hold Your Ground
08. Free Time
09. Heading For Tomorrow
10. Look At Yourself
 

Critique CD : Freedom Call - Live Invasion (2004)

Style : Power Metal
Compagnie : SPV Records



Un album live de Freedom Call ? Pourquoi pas ? Je n’ai pas encore eu l’occasion d’entendre ce groupe. Voyons voir ce qu’ils ont dans le ventre! Intéressante sélection de chansons, pas les meilleures à mon avis. Néanmoins agréables à entendre. Une excellente production… Trop bonne pour être vraie. Si cet album live n’a pas été retouché en studio, ben, je suis le nouveau du Pape du millénaire. Les guitares ne font pas vraiment d’erreur, leur picking sont précis, les guitaristes n’accrochent même pas de mauvaises cordes, le vocal ne fausse pas, et les harmonies vocales sont parfaites. Allons, nous ne somme pas des valises! Aujourd’hui avec toutes les technologies disponibles, on est pratiquement capable de faire n’importe quoi sur album, même de faire du « sampling » d’une foule. J’espère qu’ils n’ont pas fait cela. Aaargh! Bon. Je vais arrêter de chiâler, c’est le coté un peu mélomane qui a pris le dessus. "Et puis après ?" comme certains me diront. C’est la norme de voir cela sur les albums live aujourd’hui. De toute façon, il n'y a pas un groupe qui voudrait montrer qu’il se trompe sur scène. À moins d’être confiants et de vous appeler « Dream Theater ».

Ceci dit, si on n’oublie mon petit préambule de critique, c'est un bon album live. Il nous donne tout simplement l’envie d’aller voir un spectacle de la formation. Et je crois que cet album m’a aussi renouer davantage avec le groupe que j'avais eu tendance à oublier. Oui, j’ai hâte d’entendre leur prochain album. Je recommande l’album aux fans du groupe et aussi, à ceux et celles qui aiment les prestations de ce genre. Pour ce qui est de la critique du CD2, allez voir ma critique de « Taragon », cela m’a déplu de le voir inclus dans ce live car n’est-ce pas la fierté d’un collectionneur d’avoir un album rare au Canada ? Freedom Call et moi ne partageons pas le même point de vue là-dessus apparemment. Au moins, il y a deux chansons de plus que je n’avais pas : « Dr. Stein », reprise d’Helloween et « Hiroshima ». C’est mieux que rien.
Note : 8/10
Liste des pistes :

CD1


01. Freedom Call
02. Heart of the Rainbow
03. Tears of Taragon
04. Warriors
05. Metal Invasion
06. Land of Light
07. Eyes of the world
08. Rise up
09. We are one
10. The Quest
11. Hymn to the Brave

CD2


01. Warriors of light
02. Dancing with tears in my eyes
03. Heart of the Brave
04. Kingdom Come (Version EP )
05. Tears of Taragon (Story Version)
06. Hiroshima
07. Dr. Stein





Critique CD : Freedom Call - Eternity (2002)

Style : Power Metal
Compagnie : SPV Records



Jamais deux sans trois. Lorsque j’ai écouté quelques pièces du nouveau Freedom Call au magasin, je me suis dit « Bon, c’est encore la même chose que les deux autres albums précédents, il n’y a pas de nouveautés. » Et je suis reparti. Il m’a fallu près d’un an avant que je me décide à l’acheter finalement. Je l’ai fait pendant une période tranquille de ma vie alors que je n’avais plus grand chose de nouveau à écouter. Ayant accepté le dicton du groupe qui nous dit avec leurs albums « plus ça change et plus c’est pareil! » alors j’ai décidé de l’écouter plusieurs fois de suite afin de savoir ce qui me manquait. Oui, nous sommes en présence encore une fois des meilleurs clichés du mouvement speed métal mélodique. Que ce soit des beat à doublebass drums, des riffs de guitares au picking rapide, des mélodies simplistes et joyeuses (tralala) en passant aux refrains en harmonie accrocheurs. En fait, c’est peut-être cela qui a tanné rapidement les puristes du style, c’est toujours de la musique de style grandiose et joyeuse. Voyons, personne ne peut-être aussi content tout le temps ? Moi-même, je mettrais une claque à quelqu’un de ce genre dans mon entourage.

Freedom Call semble ancré dans cette idéologie positive et ne tient pas à en démordre. Qu’à cela ne tienne, on les accepte tels qu’ils sont. Une fois cela réalisé, je crois qu’il est plus facile d’apprécier leur musique et je crois que c’est ce qui m’est arrivé. Oui, il y a un peu de changements dans les compositions de Freedom Call. Ce n’est pas énorme mais au niveau des mélodies en général il y a des améliorations. La recette du succès vocal et refrains harmonieux ne changent pas. Cependant, je trouve les chansons meilleures que l’album précédent « Crystal Empire ». En ce qui concerne la production sonore, cela ne déroge pas vraiment de ce qu’ils ont fait jusqu’à présent.

Mes chansons préférées : la rapide « Metal Invasion », l’hymne de « Warriors », « The Eyes of the world », la ligne de clavier un peu bonbon de « Land of light » et la pognante « Island of Dreams ». Même si Freedom Call est un groupe qui se répète, ils ont une façon de présenter leur musique de façon unique. Avec leur style grandiose et positif, le groupe est mon remède à mes idées noires. J’écoute cela et je me sens moins dépressif. Je recommande cet album car il est divertissant malgré tout.
Note 8.3 /10
Liste des pistes :

01. Metal Invasion
02. Flying High
03. Ages Of Power
04. The Spell
05. Bleeding Heart
06. Warriors
07. The Eyes Of The World
08. Flame In The Night
09. Land Of Light
10. Island Of Dreams
11. Turn Back Time
 

Critique CD : Freedom Call - Crystal Empire (2001)

Style : Power Metal
Compagnie : SPV Records


C’est avec une certaine attente que j’anticipais l’arrivée du nouveau Freedom Call dès sa sortie en magasin mais voilà, lorsque je l’ai eu en ma possession, je fus déçu. Bon. Je m’explique. Comme le savez déjà, le quatuor Allemand nous offre un aspect du Power Metal très accrocheur et grandiose. Ils se servent de clichés très stéréotypés de ce style tels que le beat à doublebass drums, guitares au picking rapide, mélodies accrocheuses et les refrains en harmonie pour créer des hymnes faciles à retenir. Pourtant, c’est là une recette qui a très bien fonctionné pour le groupe. Un succès assuré, quoi! Et c’est exactement là que rêgne toute l’ironie de la chose. Pour une personne qui n’a jamais entendu de Freedom Call de sa vie, alors il s’agit sûrement d’un excellent album. Cependant, pour ceux et celles qui possèdent le 1er album de la formation, c’est différent. « Crystal Empire » est presque la copie conforme de « Stairway to Fairyland ».

J’ai l’impression que le groupe a repris les chansons du premier album, découpé les passages musicales en de petits morceaux, puis ils ont pris de la colle et ont recollé les morceaux dans un autre sens. Tellement que par endroits, ils nous suffiraient de changer les paroles pour revenir à la version originale. Il n’y a aucune originalité d’avec ce qu’ils ont réalisé avant. Probablement que Freedom Call ne tenait pas à s’éloigner de leur succès précédent, et c’est ce que je leur reproche. Dommage. Ce n’est pas un mauvais album en soi. Admettons qu’il m’a fallu beaucoup de temps avant de l’apprécier à cause de cela. Je veux dire que je peux me permettre un certain degré de similitude dans les œuvres d’un band mais pas à ce point.

Malgré tout, Freedom Call reste dans la simplicité accrocheuse au niveau de ses compositions. Le vocal de Chris Bay est égal à lui-même, vous aimez ou pas. Les riffs de guitares et les solos sont dans la norme, sans être impressionnants. Encore une fois, les paroles et les mélodies reflètent encore le positivisme absolu, ce qui est bien. Il n’y a pas de thèmes musicaux obscurs. Coté sonorité, je trouve la réalisation légèrement en dessous de son prédécesseur « Stairway to Fairyland ». Le son me semble plus compressé (dans un même paquet). En certaines occasions, on y enregistre quelques « drop » de son, peut-être pas distinctifs pour tous mais ils sont bel et bien là.

Mes chansons préférées : j’avoue les chansons aux refrains « catchy » ou que l’on qualifierai de « cheesy » par certains puristes. Vous savez, le genre de refrains harmoniques, plutôt joyeux, faciles à retenir. La rapide « Rise Up », « Farewell » avec son rythme un peu bonbon joyeux, « Call of Fame », « Ocean » et « Palace of Fantasy ». À savoir si je recommande cet album aux fans, hum, c’est discutable. Ce n’est pas un essentiel selon moi.
Note 7.9/10
Liste des pistes :

01. The Ring of the Crystal Empire
02. Freedom Call
03. Rise Up
04. Farewell
05. Pharao
06. Call Of Fame
07. Heart Of The Rainbow
08. The Quest
09. Ocean
10. Palace Of Fantasy
11. The Wanderer