15 mars 2017

Critique de jeu : RESIDENT EVIL 7


Oui, lorsque j’ai vu pour la toute première fois la bande-annonce de Resident Evil 7, je me suis dit : «Hmm, on dirait vraiment que cela ressemble à l’ambiance du jeu vidéo d’horreur : Outlast.» Un jeu concurrent où l’on mise sur le climat lourd et intrigant des lieux pour nous donner une bonne frousse. Vous savez, ce sentiment d’être seul au monde, perdu quelque part en enfer. :) Déjà que l’histoire de RE7 se déroule au cœur du bayou en Louisiane aux États-Unis, il n’y a rien de mieux pour se sentir dépaysé et isolé.

L’histoire, c’est celle de Ethan Winters dont la femme a mystérieusement disparu depuis 3 ans déjà. Un jour, par courriel, il reçoit une curieuse vidéo de sa femme qui lui demande de ne pas venir la sauver et de l’oublier. Apparemment, elle est retenue contre son gré dans une vieille plantation abandonnée à Duvley (ville fictive) en Louisiane. Le jeune homme s’y rendra immédiatement afin de découvrir la vérité sur ce qui s’est passé. Cependant, une fois rendu sur les lieux décrépits, il sera confronté à l’insolite famille des Baker et ce qu’il y verra risquera de lui faire perdre l’esprit, et bien autre chose encore...

Il ne va pas sans dire que la qualité des graphiques de ce nouvel opus de Resident Evil est tout à fait magistrale. De plus, contrairement à ses prédécesseurs, ce jeu se joue en vue dite «subjective» (on voit par les yeux du personnage), et c’est ce qui rend l’immersion dans l’histoire tout à fait poignante. Les recoins sombres, les craquements des planchers, les murs vieillis par le temps du manoir des Baker (au milieu de la plantation) rappellent aisément au joueur qu’il n’est pas en sécurité ici. Et surtout, loin des secours de la civilisation...

Je vous dirais que la partie la plus forte du jeu est probablement durant les deux premières heures du jeu. En effet, l’ambiance et l’histoire sont à leurs paroxysmes. Vraiment digne de bons scénarios de films d’horreur. Cependant, après cela, le jeu se transforme en jeu de puzzles comme celui du tout premier Resident Evil. C’est-à-dire que l’horreur fait place à la recherche d’indices dans le manoir, et on y rencontre quelques obstacles et monstres à travers notre chemin. Cela devient un peu banal.

Je vous avouerai qu’après le début très fort de ce jeu, il peut être réellement facile de s’en désintéresser par la suite. : P Puisque la tension et la peur de mourir ne semblent plus être aussi réelles et terrifiants qu’au tout début. Selon moi, le fait de revenir encore une fois au virus et aux inlassables expériences de laboratoire de la Umbrella Corp enlève beaucoup de mysticisme et d’intrigues qu’aurait pu conserver le scénario pourtant intéressant. Ah, c’est encore une histoire d’expériences!? Ouin. :( Pour une fois, on n’aurait pas pu rester dans une histoire paranormale toute simplement ?

Néanmoins, même si l’histoire semble moins effrayante vers la fin du jeu, pour le joueur, il est toujours intéressant de résoudre des puzzles, non ? Côté gameplay, c’est standard avec une manette pour PC. Je n’ai eu aucune difficulté particulière de ce côté-là. À part, que vous devez apprendre à viser dans la tête pour faire réellement des dégâts. De plus, aucun puzzle ne m’a semblé insurmontable. Je suis mort deux à trois fois dans toute la durée du jeu. Cela m’a paru plus facile que les jeux précédents.

En terminant, RE7 est probablement l’un des meilleurs jeux d’ambiance et de réalisation visuelle de très grande qualité auquel j’ai joué depuis le début de cette année. Encore une fois, je dois vous souligner que, juste pour les deux premières heures du jeu, l’ambiance et son histoire sont vraiment géniales. Les amateurs de Resident Evil vont adorer ainsi que les autres joueurs qui sont à la recherche de sensations fortes. Par contre, pour son prix, il est malheureusement trop court. :(  

Gr : 5Gm : 5In : // Dv : 1  (9 heures), Prix : 79,99$ (Steam)

Note : 15/15

Site officiel : http://residentevil7.com/fr/index.html#_top

Bande-annonce :