18 novembre 2013

Critique film : Dobermann (1997)

Compagnie : Equinox 
Style : Thriller / Action / Crime
Rating : 18+

* Pochette VHS, car celle du DVD NTSC était laide! :P

Au risque de faire sursauter mes ami(e)s Français, désolé, mais je ne suis pas un fervent du cinéma Français, pas plus que celui des Canadiens et/ou des Québécois. Ayant grandi sous l'influence Américaine (ou plutôt Hollywoodienne), il arrive parfois que des films sortent du lot, et ce, peu importe la nationalité. Et croyez-moi, ils peuvent rivaliser avec les grands de ce monde.

D'entrée de jeu, qui aurait cru qu'un film puisse réunir un jeune Vincent Cassel (connu à cette époque pour ses apparitions dans des séries télé seulement) et qui deviendrait une vedette du cinéma au plan international. Même chose pour sa compagne, la belle Monica Belluci, qui n'a plus besoin d'introduction (à moins que vous habitiez une île déserte depuis les 10 dernières années). Et finalement, Tchéky Karyo, un excellent acteur que l'on a vu dans plusieurs films à grands déploiements. Je tiens aussi à souligner le bon travail de Romain Douris qui incarne un "Manu" dégoûtant, quasi méconnaissable. Et Antoine Basler pour son rôle de Moustique, un psychopathe plutôt attachant. Hum!

Après ce préambule, passons maintenant à l'histoire, le Dobermann (incarné par Vincent) est un criminel connu des milieux policiers. Lui et sa bande d'acolytes, tout aussi psychopathes les uns que les autres (à chacun leur façon), unissent leurs forces pour dévaliser plusieurs banques de la France. Mais voilà, du coté policier, se trouve l'inspecteur Cristini (joué par un Tchéky très convaincant), un homme aux manières brutales (et probablement un psychopathe lui aussi) croit fermement que la seule façon d'arrêter le Dobermann est d'être sans pitié, voire cruel. Il veut combattre le feu par le feu. Toutefois, frapper un nid de guêpes à coups de bâton n'est vraiment pas la meilleure solution, et l'inspecteur Cristini le découvrira à ses dépends.

Ok, j'ai adoré ce film pour plusieurs raisons : il y a le casting, la musique techno dans certaines scènes d'actions, les dialogues par endroits et puis, la façon dont c'est filmé. Oui, le cadrage de certains plans sont tout-à-fait mémorables. Parfois, on reconnaît la manière de filmer à la "Delicatessen", avec des gros plans sur le visage des acteurs. Par exemple, lorsque Monica enlève ses lunettes fumées et que l'on voit les flammes de l'incendie par le reflet de ses yeux, ou lorsque Tchéky traverse le bar enfumé avec son M16 dans les mains, etc. Sublime! Et il y a d'autres occasions où l'on a l'impression de visionner un vidéoclip de musique par un montage successif de plusieurs plans. On aime ou on aime pas, mais c'est original et cela change aussi la façon très clichée d'écouter des films.

En terminant, il m'est arrivé d'écouter des films violents dans ma vie de cinéphile mais je dois dire que "Dobermann" arrive dans les premiers du classement. (Si ce n'est pas le premier). Oui, je sais qu'il y a des films de Tarantino qui ne cèdent pas leurs places, ou même des films asiatiques, sauf que la plupart ne joue pas avec la torture psychologique. Il ne s'agit pas tout simplement de tirer des coups de fusil ou de voir du sang giclé, dans "Dobermann", il s'agit plutôt des motivations réelles des personnages pour arriver à leurs fins. On est prêt à tout. Comme vous le verrez bien avec l'inspecteur Cristini...

Définitivement un film pour public averti seulement.

Note : 9/10