13 mai 2012

Critique de jeu : RESIDENT EVIL - OPERATION RACCOON CITY

Voilà! Je n'ai pas pu résister à la tentation d'acheter le jeu "Resident Evil: Operation Raccoon City". C'était cela ou Diablo 3. :P Et comme je suis un peu tanné des jeux 'Hack 'n Slash' et de plus, étant un maniaque de FPS (First Person Shooter), du genre apocalytique, horreur zombiesque, le choix a été facile pour moi. :)

Ceci dit, laissez-moi vous glisser quelques commentaires à propos de ce jeu. L'histoire : Vous êtes à la tête d'une équipe de commandos, engagée par la méchante firme : Umbrella corps. Héhéhé! (Hé oui, on est des méchants). Le but, c'est de se promener dans Raccoon City pour éliminer toutes les preuves impliquant la Multinationale dans le fiasco de la ville (épidémie). Pour bien situer le jeu, coté chronologie, cela se passe en même que le film "Resident Evil 2". Durant la nuit, pendant qu'Alice et ses amis tentent de se sauver de la ville, vous, vous éliminez tout ce qui bouge, inluant les flics (S.T.A.R.S.), les équipes de commandos du gouvernement et les zombies.

Coté jeu : L'ambiance ressemble beaucoup au film (mentionné plus haut). Les graphiques sont excellents, fluides et en même temps vous transportent assez facilement dans l'univers de la série d'horreur. Même la musique ressemble à celle du 1er film. Donc, coté immersion, c'est une belle réussite. (Un gros plus!)

Autre bonne nouvelle concernant ce jeu : il est coopératif. Hé oui, je crois que l'immense succès de Left4Dead, a dû influencer nos amis japonais. Donc, il est possible de se retrouver toute une escouade dans le jeu, et ce, même en mode histoire. Je ne l'ai pas encore essayé car j'aime au moins terminer le jeu une fois avant de le faire en coop.

Puis, coté gameplay, - enfin dis-je -, lorsque le joueur tire, il peut se déplacer en même temps !!! ÇA, c'était une grosse lacune des jeux Resident Evil. Les concepteurs l'ont enfin corrigés, ainsi qu'une caméra permettant de visualiser à 360 degrées (haut, bas, etc.) YAHOO!!! Non, mais dites-moi que ce n'est pas de belles améliorations, ça! :) Évidemment, on peut jouer avec le clavier-souris ou le gamepad XBOX360 pour PC. Étant donné que ce n'est pas un jeu où lorsque le joueur tourne la tête, sa mire reste fixe. Je ne vois pas l'avantage de jouer avec le clavier. J'ai toujours été réticent à utiliser une manette dans un FPS, mais curieusement, je crois que commence à me débrouiller.

En terminant, y a une lacune, c'est le son. Je ne sais pas pourquoi il s'arrête. Est-ce ma carte de son, je ne sais pas. Néanmois, faut que je place le jeu en pause quelques secondes pour que le son revienne. Et aussi, faire courir le personnage avec la manette est un peu chiant, car il faut pousser le joystick 2 fois vers l'avant et encore le mode course ne se déclenche pas tout le temps :P

Malgré ces petits bugs, c'est un jeu que je recommande aux fervents de la série, ou du genre FPS horreur, des heures de plaisir sans aucun doute. A+

Gr : 4, Gm : 4, In : 5 // Dv : 4 (26 heures), Prix : 26,99$ (Steam)

Note : 13/15


Bande annonce  :

03 mai 2012

Critique CD : Judas Priest - Metal Works 73-93 (1993)

Style : Heavy Metal
Compagnie : Columbia / Sony





Vous savez, on peut toujours parler de Power Metal Européen et de leur influence récente sur le marché international de la musique métal ( année 95 jusqu’à aujourd’hui ) mais il ne faut pas oublier qu’il y a toujours eu un commencement à toutes choses. C’est pourquoi il me fait plaisir de souligner ce groupe de heavy metal très influent qui existe depuis le début des années 70, j’ai nommé Judas Priest. Malgré le fait que mes premières immersions dans la musique métal furent celles du début des années 80 avec Iron Maiden, Metallica et autres, Judas Priest ont toujours été présent dans le décor musical. Je l’avoue, je n’ai pas suivi leur carrière depuis leurs débuts et je ne suis pas non plus un fan invétéré du groupe. Par contre, j’ai un immense respect pour eux. Et à mon grand dam, bien des chansons qui jouaient à la radio de mon école ou encore, mes cousins, plus vieux que moi, écoutaient avec passion provenaient de ce groupe. Il y a des chansons que je connaissais moi-même et que ce ne fut que des années plus tard que j’ai réalisé que c’était du Judas Priest. Il faut dire que c’est seulement à mon adolescence ('85) que j’ai pu me procurer leurs vynils.

Ceci dit, comme je l’ai dit précédemment, n’étant pas un fan inconditionnel du groupe, je cherchais quelque chose me relatant leurs meilleurs succès et c’est ce que j’ai trouvé en mettant la main sur « Metal Works 73-93 » qui est une anthologie incroyable. Avec cet album, vous avez vraiment, coup sur coup, des succès plein la figure. Cela m’a permis de renouer avec de vieilles chansons de mon passé que je trouvais excellentes. En écoutant (dévorant) attentivement cet album en deux volets, il est facile de reconnaître l’influence de Judas Priest sur certains groupes de Power Metal d’aujourd’hui tels que « Gamma Ray » et son dernier album « New World Order ». Ou encore, « Hammerfall » et « Primal Fear ». La voix de Rob Halford est tout simplement charismatique et il ne lésine pas pour la mettre à profit. Les solos de guitares sont intéressants, mélodiques par endroits ou tout simplement à couper le souffle sur des chansons comme « Painkiller ». Coté production sonore, les chansons ont toutes été remasterisées sur cet album et peuvent sembler moins « punchées » comparées à ce qui se fait aujourd’hui dans le Power mais ne soyez pas trop exigeant car il ne faut pas l’oublier, certaines de ces oeuvres datent d’une vingtaine d’années.

Mes chansons préférées : Toutes! L’album est un essentiel pour tous les maniaques de musique métal digne de ce nom. Tout comme Black Sabbath et Iron Maiden, Judas Priest fait partie de nos racines qui ont conduit à la musique métal d’aujourd’hui. Avec « Metal Works 73-93 », préparez-vous à vous faire défoncer les oreilles, succès après succès. Je recommande cet album sans aucune hésitation pour ceux et celles qui veulent découvrir ce groupe légendaire, ou simplement le redécouvrir sans acheter la collection complète du groupe. Ceci dit, le seul bémol de ce « Best of », j’aurais bien aimé que la chanson « The Sentinel » et « Grinder » soit dessus mais ce sera peut-être pour une autre fois.
Note : 9/10
Liste des pistes :

CD1

01. The Hellion
02. Electric Eye
03. Victim of Changes
04. Painkiller
05. Eat me alive
06. Devil's Child
07. Dissident Aggressor
08. Delivering the Goods
09. Exciter
10. Breaking the law
11. Hell bent for Leather
12. Blood Red Skies
13. Metal Gods
14. Before the Dawn
15. Turbo lover
16. Ram it down
17. Metal Meltdown

CD 2

01. Screaming for vengeance
02. You've got another thing coming
03. Beyond the realms of death
04. Solar Angels
05. Bloodstone
06. Desert Plains
07. Wild Nights, Hot and Crazy Days
08. Heading out the Highway
09. Living after Midnight
10. A Touch of Evil
11. The Rage
12. Night comes down
13. Sinner
14. Freewheel burning
15. Night Crawler 




Critique CD : Iron Fire - Thunderstorm (2000)

Style : Power Metal
Compagnie : Noise Records


Bon. Encore une fois, je me suis pris à acheter un album sans l’avoir écouté d’abord. Ah, putain de folie des collectionneurs! En fait, c’est à cause que lorsque j’ai vu sur le CD que l’album était produit par Tommy Hansen qui a travaillé avec Helloween dans leurs tout débuts, je me suis dit : « Hé, ça doit être bon! » Hum. À la première écoute de ce groupe qui nous provient de quelque part en Europe, (Danemark, je crois. Bof, on s’en fout!) j’ai pensé immédiatement à un sosie de Hammerfall, non seulement au niveau de la musique mais aussi des paroles. Des chevaliers, des rois. Du genre : on est fier d’être des guerriers du métal. Poussez-vous, on va botter des culs! Vous voyez ?

La production sonore est inégale. Encore un problème de compresseurs au niveau de la balance de volume ? Probablement. Je suis bien déçu de Tommy Hansen. Je m'attendais à plus de sa part. Quant à la composition des chansons, ben, c’est du speed métal mélodique très clichés. Des riffs rapides à la guitare qui décapent à souhait, des solos lancés en l'air et pas toujours très bons. Bref, Iron Fire, c’est du HammerFall à leurs débuts avec de moins bonnes chansons. Oui, il y en a 3 ou 4 chansons qui frappent littéralement sur la gueule, et les autres restent à désirer. La seule ombre au tableau, et pour moi, cela en est une énorme: Le vocal!!! Je ne sais pas où les musiciens d’Iron Fire sont allés chercher ce mec, et je ne veux pas le savoir car il gâche vraiment la musique. C’est rare que je vais dire d’un groupe que la musique m’intéresse plus que le vocal. Donc, c’est dur d’en faire abstraction. De plus, les refrains avec les backvocals sont vraiment nuls à chier. Je ne sais pas pourquoi ils ont fait des refrains qui ne s’agencent pas avec les couplets de leurs chansons.

Bon. Bon. Je vais arrêter mon carnage. Il y a quand même de bonnes chansons qui m’ont titillé l’oreille après avoir dirigé le vocal. Il s’agit de « Final Crusade », « Rise of the rainbow » et l’intro de « Metal Victory ». Pour les supra-fanatiques de Power Metal et aussi les inconditionnels d’Hammerfall, je vous le recommande. Pour les autres qui voudraient trouver de la nouveauté là-dedans, allez voir ailleurs. Cet album n’est pas un essentiel. Moi, il dort dans ma collection...
Note 7.2/10
Liste des pistes :

01. Final Crusade
02. When the Heroes Fall
03. Rise of the Rainbow
04. Metal Victory
05. Thunderstorm
06. Behind the Mirror
07. Warriors of Steel
08. Battle of Freedom
09. Glory to the King
10. Angel of Light
11. Until the End
12. Riding Free

Critique CD : Iron Savior - Dark Assault (2000)

Style : Heavy Metal
Compagnie : Noise Records



Je n’étais pas intéressé à acheter cet album puisqu’Iron Savior n’a jamais été dans mes bands favoris. Je les respecte mais leur musique ne m’accroche pas plus qu’il le faut et avec le départ imminent de Kai Hansen de la formation, j’hésitais encore plus. Il faut dire que l’une des raisons qui m’avait poussée vers Iron Savior était Kai Hansen qui ne pouvait plus continuer de contribuer aux albums du groupe à cause de son manque de temps et sa priorité sur son propre groupe, c'est-à-dire Gamma Ray. Que puis-je vous dire de « Dark Assault » ? Que c’est probablement une suite à l’histoire du vaisseau Iron Savior ? Et comme je n’ai jamais suivi l’histoire ( les paroles ), je ne peux vous en dire plus à ce sujet. Le problème avec cet album, et ce, malgré une bonne production, on a l’impression de réecouter les albums précédents. Iron Savior à la fâcheuse habitude de recycler leurs riffs de guitares sans innover. Bon. Il y a tout de même des nouveautés si on écoute l’album dans sa totalité, sauf qu’il n’y a rien qui vient me chercher. Il manque quelque chose, je ne saurais dire quoi. De l’émotion, peut-être ? Parfois, j’ai l’impression que les chansons rapides le sont uniquement pour le fait d’être rapides.

C’est un album que j’ai beaucoup de difficulté à écouter dans sa totalité. En fait, depuis que je l’ai en ma possession, si je l’ai écouté 2 fois au complet, c’est un miracle. Ce n’est pas mon créneau musical. Toutefois, coté sonorité, Iron Savior a toujours su bien se débrouiller de ce coté-là. Le vocal de Piet Sielck est toujours égal à lui-même. Et en ce qui concerne la composition des chansons, les nouveautés qu’ils essaient d’incorporer ne se marient pas très bien à l’ensemble de la musique. Désolé. Pour ma part, c’est un très mauvais album malgré sa bonne sonorité. La meilleure chanson de cet album est selon moi la reprise du groupe Judas Priest et encore, je suis gentil. « Dark Assault » à oublier.
Note : 6.8/10
Liste des pistes :

01. Never Say Die
02. Seek And Destroy
03. Solar Wings
04. I`ve Been To Hell
05. Dragons Rising
06. Predators
07. Made Of Metal
08. Firing The Guns
09. Eye Of The World
10. Back Into The Light
11. After The War
12. Delivering The Goods (reprise de Judas Priest) 





Critique CD : Iron Savior - Interlude (1999)

Style : Power Metal
Compagnie : Noise Records


Après un bon départ dans leur nouvelle carrière musicale avec leur premier album éponyme, Iron Savior nous livre un mini-album intitulé « Interlude ». Le titre est vraiment approprié ici puisqu’il s’agit d’un album divisé en 2 parties. En effet, les cinq premières pièces sont « live » et tirées du festival metal Wacken Open Air en Allemagne. Donc, cela nous donne un aperçu du talent du groupe en « live » et c’est vraiment bon. De plus, il est intéressant de constater que l’album offre aussi des photos et une section multimédia avec le vidéo « live » de la chanson « Atlantis Falling » enregistrée au W.O.A. Je dois dire que j’ai bien aimé la sélection des chansons live sur ce mini-album.

Ensuite, il y a 3 chansons originales et une reprise de Judas Priest qui termine ce mini-album. La chanson « Contortions of time » est intéressante mais l’introduction est similaire aux riffs que l’on retrouve sur « Brave New World ». Il s’agit peut-être ici de chansons qui n’ont pas été retenues sur les albums studios d’Iron Savior. Néanmoins, la production est vraiment bonne. Le vocal de M. Sielck est égal au premier album, rien de nouveau de ce coté-là. Iron Savior demeure toujours dans le heavy metal traditionnel avec une tendance légèrement speed. Je serai porté à les placer dans le même créneau que les groupes comme « Hammerfall » ou « Primal Fear ». Cependant, je préfère davantage Iron Savior aux deux groupes précédents. De plus, Dan Zimmerman a été remplacé par le drummeur Thomas Nack, ancien membre de Gamma Ray.

Je vous l’avoue en tout franchise, ce n’est pas le genre de musique qui m’accroche vraiment mais j’aime les choses bien réalisées et Iron Savior possède cela. Donc, il m’arrive d’en écouter de temps à autre. Donc, je recommande cet album aux fans de heavy metal traditionnel avant tout, et pour les autres, écoutez-le avant…
Note 8.3/10
Liste des pistes :

01. Iron Savior (live)
02. Brave New World (live)
03. Watcher In The Sky (live)
04. Riding On Fire (live)
05. For The World (live)
06. Contortions Of Time
07. Touching The Rainbow
08. Stonecold
09. The Hatchet Of War
10. Desert Plains (reprise de Judas Priest)
 




Critique CD : Iron Savior - Unification (1999)

Style : Power Metal
Compagnie : Noise Records


J’ai hésité avant d’acheter ce nouvel album. Il faut dire qu’à la période de sa sortie, j’avais d’autres groupes en priorité et j’y suis revenu que plus tard. Avec « Unification », Iron Savior nous revient avec du heavy metal traditionnel plutôt « speed ». Ils ne sont pas une parodie de Judas Priest, ce qui est très bien et n’œuvre pas non plus dans un style mélodique avec des solos à la tierce, backvocals à la Rhapsody ou autres. C’est du métal sans « guirlandes », je dirais. C’est direct, en pleine figure. C’est avec plusieurs écoutes que j’ai fini par l’apprécier. Il faut dire que je suis moins fervent de ce style de musique. Je le positionnerais environ au même niveau que le premier album. Et de plus, avec ses 15 chansons dont 3 reprises, le fan de métal en a vraiment pour son argent.

« Unification » est la suite du premier album au niveau de l’histoire du vaisseau, protecteur de la Terre, appelé « Iron Savior ». Coté composition, il n’y a pas de grandes nouveautés, les chansons sont simples et efficaces. Le seul problème, que je n’ai guère aimé, c’est qu’il y a beaucoup trop de riffs de guitares qui ont été empruntés à d’autres groupes heavy metal comme Iron Maiden par exemple. Cela m’a déçu. Je ne sais pas si M. Kai Hansen ou Piet Sielck était à cours d’idée mais j’aurais cru mieux de leur part. Comme par exemple, le couplet du début de « Deadly Sleep » ressemble étrangement à « Aces High » de Iron Maiden. Heureusement, le reste de la chanson change. Par contre, la chanson « Forevermore » qui commence au premier couplet avec une copie de Pink Floyd. Je n’ai guère aimé. Si on oublie, quelques passages un peu plagiés, l’album en soi est excellent. La production est bonne mais trop compressée à mon goût comparativement à l’album précédent.

C’est un album qui offre plus de chansons rapides que de mid-tempos, ce qui n’est pas pour me décevoir. « Unification » n’innove en rien de son prédécesseur, Iron Savior respecte le créneau musical dans lequel ils oeuvrent et ils le font bien. De plus, nous constatons que le drummeur Thomas Stauch (Blind Guardian) ne fait pas partie du line-up et a été remplacé par Dan Zimmerman que l’on retrouve sur Gamma Ray et aussi, le groupe Freedom Call. Mes chansons préférées sont : « Starborn » car j’ai toujours aimé les chansons rapides, « Mind over Matter », le refrain d’« Unchained » « Forevermore » avec le vocal de Kai Hansen, la reprise « Gorgar » d’Helloween que je réécoute sans relâche, et finalement « Neon Knights » de Black Sabbath. Comme je l’ai déjà dit auparavant, je conseille cet album aux fans de métal traditionnel en premier lieu. Pour les autres, jugez-le en l’écoutant d’abord.
Note 8.3/10
Liste des pistes :

01. Coming Home
02. Starborn
03. Deadly Sleep
04. Forces Of Rage
05. Captain`s Log
06. Brothers (Of The Past)
07. Eye To Eye
08. Mind Over Matter
09. Prisoner Of The Void
10. The Battle
11. Unchained
12. Forevermore
13. Gorgar (reprise de Helloween)
14. Neon Knights (reprise de Black Sabbath)
15. Dragonslayer (par Excelsis)

Critique CD - Iron Savior : Eponyme (1997)

Style : Power Metal
Compagnie : Noise Records



En regardant la photo arrière de la pochette du premier album de Iron Savior, j’ai su qu’il fallait que j’achète cet album. Oui, car lorsque l’on voit que Kai Hansen (Gamma Ray, ex-Helloween), un des piliers du mouvement Power Metal joindre ses efforts avec Thomas Stauch (Blind Guardian), un groupe de renom en Allemagne, alors on se dit qu’il nous faut absolument cet album dans notre collection. À cette époque, je ne connaissais guère le chanteur et fondateur du groupe Iron Savior, Piet Sielck, mais pour ceux et celles qui le reconnaissent aujourd’hui, il s’agit d’un excellent ingénieur de son qui a travaillé avec Blind Guardian, Heavenly, Persuader et plusieurs autres. En fait, il a été même de l’entourage des gars de Helloween dès leurs débuts.

Et voici que s’amène le premier album éponyme de la formation. Un projet qui a longtemps germé dans la tête de M. Sielck et qui voit maintenant le jour à un moment où le mouvement Power Metal gagne en popularité en Europe. Iron Savior est l’histoire d’un vaisseau gigantesque crée par les habitants d’Atlantis afin de défendre la Terre. Sauf que les gens d’Atlantis en perdent le contrôle aux mains d’ennemis qui se sert du vaisseau pour les exterminer. Bref, vous lirez l’histoire si vous voulez en savoir plus. Quant à moi, ce n’est pas quelque chose à laquelle je m’attarde vraiment. La musique en soi est du bon speed métal à saveur de métal traditionnel, du genre Judas Priest, Iron Maiden et cie. En effet, c’est moins mélodique, aucunement symphonique. C’est direct avec des riffs heavy metal plus ambiant par endroits. Non, ce n’est pas avec cet album que vous allez entendre des prouesses musicales. Cependant, les chansons sont bonnes. Coté vocal, ce qui fait la différence avec d’autres groupes du même style, M. Sielck est de la vieille école, et nous offre une voix mid-range, rauque. C’est intéressant.

En ce qui concerne la production sonore, évidemment, elle est vraiment très bonne et punchée à souhait. Aucun mauvais commentaire de ce coté-là. Coté composition, il y a des riffs de certaines chansons qui me font penser à du Gamma Ray. La griffe de M. Hansen plane au-dessus de cet album avec évidence. Mes chansons préférées : «Atlantis Falling » qui débute l’album, suivi de la rapide « Brave New World », « Riding on Fire », le refrain de « Children of the Wasteland », « Protect the law » et finalement « Watcher in the sky » qui se retrouve aussi sur l’album « Somewhere out in space » de Gamma Ray. Avec cet album, Iron Savior a très bien débuté sa carrière. Je dirais même qu’Iron Savior risque de plaire davantage aux amateurs de heavy metal traditionnel que de speed métal mélodique à cause de ses influences. C’est un bon album à posséder.
Note 8.4/10
Liste des pistes :

01. The Arrival
02. Atlantis Falling
03. Brave New World
04. Iron Savior
05. Riding On Fire
06. Break It Up
07. Assailant
08. Children Of The Wasteland
09. Protect The Law
10. Watcher In The Sky
11. For The World
12. This Flight Tonight (reprise de Nazareth) 

Critique CD : Insania - Sunrise In Riverland (2001)

Style : Power Metal
Compagnie : Black Lodge


Ah, la suède… Quel beau pays. Et voici Insania, un jeune groupe né dans la vague du Power Metal mélodique. Tous des clichés, zéro originalité mais bien réalisé. C’est un bon résumé. Vouz prenez un vocal du genre Stratovarius, du keyboard un peu Sonata, des riffs à la Edguy par endroits, mêlé un peu de Zonata tant que vous y êtes, et vous obtenez ce groupe. Pour les amateurs de Power, vous êtes dans la zone. Les deux premières pièces de l’album ( Finlandia et The land of the wintersun ) donnent le ton immédiatement à ce que vous allez écouter. En fait, je dois souligner que les grosses influences de ce groupe sur cet album sont, sans aucun doute, Stratovarius avec la période « Episode » et « Visions ». Si vous avez aimé ces deux albums alors je crois que vous aimerez cet album d’Insania.

La production sonore est excellente. Je n’ai vraiment rien à redire là-dessus. Quant à la composition des chansons, bien, c’est tout ce qu’il y a de plus clichés Power Metal. Si vous n’êtes pas du genre à vous casser la tête avec le réchauffé, ce groupe est pour vous. Je sais que je me répète, le chanteur possède les mêmes intonations que Timo Kotipelto de Stratovarius. C’est à s’y méprendre. Si vous avez la chance d’écouter la power ballade « Angels in the sky », vous verrez de quoi je parle. Cet album n’est pas un essentiel dans votre collection puisque le groupe n’apporte rien de nouveau au style Power Metal mais si vous êtes un vrai fanatique de tout ce qui se fait dans le style... alors pourquoi pas ? J’ai déjà entendu pire. Et moi-même à l’occasion, je l’écoute en musique de fond.

Mes chansons préférées sont la ballade « Angels in the sky », « Finlandia » et « The land of the wintersun ». Et je souligne la chanson « Lost in time » qui est une copie quasi-conforme de « Paradise » de Stratovarius. Amusez-vous!
Note 7.8/10
Liste des pistes :

01. Finlandia (Instrumental)
02. The land of the Wintersun
03. Heaven or Hell
04. Beware of the dragons
05. Angels in the sky
06. Lost in time
07. Heading for tomorrow
08. Sunrise in riverland
09. Dangerous Mind
10. Seasons of life
11. Tears of the nature
12. Time of the prophecies

Critique CD : Iced Earth - The Glorious Burden (2004)

Style : Thrash Metal
Compagnie : Century Media Records

Malgré ma déception de l’album : « Days of Purgatory » et le fait que je n’ai jamais été intéressé par Iced Earth, en voyant l’annonce de « The Glorious Burden », je me suis dit que je devrais peut-être laisser une autre chance de me faire convaincre par ce groupe. Et c’est ce que j’ai fait en allant au magasin pour y acheter leur nouvel album. Bon. Après la première écoute, je n’étais toujours pas accroché. C’est du thrash metal, que certains fans s’entêtent de qualifier de Power Metal Américain ??? Il y a de tout pour remémorer les vieilles années thrash métal de groupes tel que Anthrax, Exodus, Annihilator, etc, à leurs débuts. Cependant, la production sonore est intéressante, on est loin du son démo médiocre, une preuve que le groupe a gagné en échelon depuis le temps.

Je déteste vraiment le patriostime américain alors je me demande encore pourquoi j’ai été assez stupide pour acheter un album qui ne parle que de cela. Anyway, si je fais abstraction de ce petit détail, les compositions sont bien construites en général, même si elles ne m’accrochent pas vraiment. Malgré tout, c’est un album bien réalisé au niveau du son autant que de la présentation. Je veux dire, le groupe s’est forcé en offrant un boxset de qualité avec de beaux dessins et une infographie soignée. Pour ma part, mon problème avec Iced Earth, j’ai l’impression d’entendre toujours les mêmes riffs de guitare d’une chanson à l’autre. C’est pourquoi après quelques minutes d’écoute, je finis par me lasser. Iced Earth, c’est du vieux thrash avec une excellente production sonore. On pourrait discuter sur ce qui devrait se faire dans ce style aujourd’hui ou pas, mais en comparaison de style, je préfère mieux un groupe comme « Persuader » tant qu’à opter pour du thrash, et ce, même si c’est à saveur plus power.

Ma chanson préférée, il y en a une. C’est celle apparaissant sur le 2ième CD et qui s’intitule « High Water Mark ». L’émotion que dégage le chanteur dans cette chanson est venu me chercher. En résumé, je ne crois pas que cet album comble les fans de Power mais plus ceux de Thrash Metal. Et malheureusement pour moi, le groupe américain ne m’a pas encore convaincu à les rejoindre car, j’ai été saturé par ce style. Cependant, je respecte pareil leur travail car, ils sont probablement les derniers sur le sol américain à faire dans ce style de musique. À écouter avant d’acheter…
Note 7.8/10
Liste des pistes :

CD1

01. The Star-Spangled Banner
02. Declaration Day
03. When The Eagle Cries
04. The Reckoning (Don’t Tread On Me)
05. Greenface
06. Attila
07. Red Baron/Blue Max
08. Hollow Man
09. Valley Forge
10. Waterloo

CD2

01. The Devil To Pay
02. Hold At All Costs
03. High Water Mark



02 mai 2012

Critique CD : Iced Earth - Days Of Purgatory (1998)

Style : Thrash Metal
Compagnie : Century Media Records

Je ne me rappelle plus pourquoi j’ai acheté cet album. En fait, j’ai succombé à la pression. Je m’explique. En premier lieu, je n’étais pas attiré vers Iced Earth, sauf que mes amis m’en parlaient souvent. De plus, comme je croisais des gens portant des gilets de ce groupe alors ma curiosité a été piqué. Et finalement, j’ai acheté « Days of Purgatory » qui se trouve être un remake de certaines vieilles pièces, réenregistrées, remasterisées, bref, vous voyez le genre. Une anthologie de la période de 1984 à 89. Je m’attendais à beaucoup de leur part étant donné leur popularité mais j’ai été déçu par leur peu d’originalité. C’est du vieux thrash métal des années 80. Des groupes comme Iced Earth, j’en ai connu pour « les fins et les fous » comme je dirais. Il en pleuvait en quantité industrielle à une certaine époque. Ils ne m’ont pas épaté avec cet album. Je n’avais qu’à m’en prendre à moi car, je ne savais pas que c’était du vieux matériel remasterisé.

Cependant, même moi qui a été grand fan de musique thrash metal par le passé, je dois reconnaître qu’il y a de bonnes chansons malgré tout et ce ne serait qu’injustice si je ne le soulignais pas. Quant à la qualité sonore, comme je l’ai mentionné, c’est un remake alors il est évident que le groupe ont essayé de tirer le meilleur parti de chansons qui ont été enregistrées il y a très longtemps. Et le fait d’avoir refait en studio certains passages nous permet d’apprécier davantage leur travail. Je ne suis pas vendu à la cause du groupe qui me rappelle un peu le vieux Anthrax, Annihilator, Exciter, Exodus, etc. Et c’est pourquoi je n’ai jamais cherché à en connaître plus sur cette formation américaine.

Ce n’est définitivement pas un album que je recommanderais aux fans de Power Metal, cela va de soi. Par contre, les fans de Thrash pourraient y trouver leur compte. Et je suis sûr aussi que les œuvres plus récentes du groupe sont plus intéressantes que cet album double. Donc, c’est à vous décider.
Note : 7.6/10
Liste des pistes :

CD1

01. Enter The Realm
02. Colors
03. Angels Holocaust
04. Stormrider
05. Winter Nights
06. Nightmares
07. Before The Vision
08. Pure Evil
09. Solitude
10. The Funeral
11. When The Night Falls

CD2

01. Burnt Offerings
02. Cast In Stone
03. Desert Rain
04. Brainwashed
05. Life And Death
06. Creator Failure
07. Reaching The End
08. Travel In Stygian
09. Dante’s Inferno
10. Iced Earth

Critique CD : Helloween - The Dark Ride (2000)

Style : Power Metal
Compagnie : Nuclear Blast



Avec cet album, Helloween nous revient avec des sujets actuels sur notre société. La production sonore me fait penser à celle de « Better than raw » mais je placerai un peu en dessous. Le son m’apparaît trop compressé par endroit comme un morceau de pain. Le groupe a laissé tombé définitivement le style speed mélodique épique pour se consacrer à des chansons au son plus lourd. Par endroits, j’ai même l’impression d’entendre de vieux riffs de guitare à la Megadeth dans le temps « Countdown to Extinction ». Il ne faut pas se le cacher, le groupe Helloween a un son plus américanisé. Vise-t-il le marché des USA ? Ou peut-être que Nuclear Blast l’exige ?

Un gros point fort de cet album, et comme vous savez, je ne suis pas un fervent de la voix de M. Deris, ben, c’est le vocal. Dans les chansons, enfin, il chante à une hauteur qu’il est capable d’atteindre. Sa voix est beaucoup plus présente et chaleureuse que sur les autres albums d’Helloween. Félicitations M. Deris, cet album vous rend enfin justice.

J’aime bien la chanson « Mirror, mirror » malgré sa sonorité Megadeth. « If I could fly » est une excellente ballade rock. Évidemment, je ne passerai pas à coté des chansons qui sont encore speeds comme « Salvation ». Malgré tout cela, ce n’est pas un album que j’ai véritablement accroché. Je ne l’écoute qu’à l’occasion.
Note 8/10
Liste des pistes :

01. Beyond The Portal
02. Mr. Torture
03. All Over The Nations
04. Escalation 666
05. Mirror Mirror
06. If I Could Fly
07. Salvation
08. The Departed (Sun Is Going Down)
09. I Live For Your Pain
10. We Damn The Night
11. Immortal
12. The Dark Ride 

Critique CD : Helloween - Metal Jukebox (1999)

Style : Power Metal
Compagnie : SPV Records
L’album « Metal Jukebox » n’est pas un album officiel d’Helloween parce que ce ne sont que des chansons appartenant à d’autres groupes heavy métal se situant entre les années 70 et 90 reprises à la saveur citrouille. De plus, cet album n’est que disponible en version japonaise en Amérique du Nord. Néanmoins, cela ne m’a pas empêché de l’acheter. Il y a des reprises des Beatles, Jethro Tull, Scorpions, David Bowie, etc. La production sonore est vraiment excellente et leurs interprétations intéressantes. Cela m’a fait plaisir de réentendre ces vieux succès d’une lointaine enfance. Un aspect de cet album que j’ai aimé c’est que sur les chansons plus anciennes, les musiciens ont gardé un son plus sale des guitares comme dans le bon vieux temps. Génial! Je l’avoue, je suis un peu vendu à ces chansons.

J’aime bien la chanson « Space Oddity » de David Bowie qui est assez similaire. Aussi la version speed de « All my loving » des Beatles est tordante. Toutefois, la cerise sur le top du sundae est sans aucun doute, « Hocus Pocus » du groupe Focus. Le drum est vraiment super comme la version originale. Non. Mieux.
Note 8.3/10
Liste des pistes :

01. He's a Woman, She's a Man (Scorpions)
02. Locomotive Breath (Jethro Tull)
03. Lay All Your Love On Me (Abba)
04. Space Oddity (David Bowie)
05. From Out Of Nowhere (Faith No More)
06. All My Loving (Beatles)
07. Hocus Pocus (Focus)
08. Faith Healer (Alex Harvey)
09. Juggernaut (Frank Marino)
10. White Room (Cream)
11. Mexican (Babe Ruth)
12. Rat Bat Blue (Deep Purple)
 

Critique CD : Helloween - Better than raw (1998)

Style : Power Metal
Compagnie : SPV Records


Helloween revient en force avec cet album. La sonorité est en pleine face et c’est un méchant coup de poing lorsque vous entendez la chanson « Push » la première fois. Le groupe est de retour avec un son plus agressif au niveau des guitares, ce qui est excellent à mon avis. Le drum a retrouvé de sa clarté et sa diversité.

Tout comme « Master of the rings » me semblait un album rafraîchissant de la formation depuis leurs différents déboires du début des années 90, l’album « Better than raw » l’ait davantage. On sent ici que le groupe a mis le paquet coté production, pochette, etc. Et ce, tout en explorant de manière intelligente plusieurs variantes à leur musique. Selon moi, cet album est une digne suite d’un « Keeper of the seven keys », même si les influences ne sont pas du tout les mêmes.

Je peux dire que le groupe a maturé de leurs expériences passées et M. Deris me semble beaucoup plus en contrôle de ses moyens au niveau vocal. Pour le groupe, il ne s’agit pas de la simple poudre aux yeux mais d’un véritable savoir-faire. C’est un excellent album. À mon avis, Helloween met fin ici à l’ère « Keeper » et prouve qu’il y a une vie après, et c’est « Better than raw »!

Mes chansons préférées sont indéniablement « Push » pour son agressivité, « Revelations » pour sa diversité musicale et « Lavdate Dominum » pour sa légerté.
Note : 8.7/10
Liste des pistes :

01. Deliberately Limited Preliminary Prelude Period In Z
02. Push
03. Falling Higher
04. Hey Lord!
05. Don't Spit On My Mind
06. Revelation
07. Time
08. I Can
09. A Handful Of Pain
10. Lavdate Dominvm
11. Midnight Sun 



Critique CD : Helloween - Time Of The Oath (1996)

Style : Power Metal
Compagnie :


L’album « Time of the oath » n’est pas très différent de son prédécesseur « Master of the rings ». Je veux dire que la formule utilisée est très similaire dans les compositions, si ce n’est que cet album possède plus de chansons rapides pour le grand bonheur des fans du genre, comme moi. Helloween semble avoir retrouvé leur droit chemin d’antan qu’il avait abandonné au début des années 90. (Période Pink et Chameleon)

Cet album n’amène aucune nouveauté coté sonorité, même je trouve qu’il sonne un peu plus sourd que son prédécesseur « Master of the rings ». Il n’a pas non plus beaucoup de variations musicales. Il est direct. C’est du Helloween, pur et dur. La norme, quoi. C’est comme si les musiciens avaient décidé de ne pas trop prendre de risques afin de solidifier leurs carrières à nouveau. Et ce, depuis tous les terribles aventures qu’ils ont vécu entre « Keeper of the seven keys (Part II) » et « Master of the rings. » C’est un bon album, bien réalisé et intéressant. Il n’y a pas de quoi à être surpris par son peu d’originalité mais au moins, on sent que le groupe est redevenu un ensemble et non, des musiciens disparates. L’homogénéité des chansons en est la preuve.

Mes deux chansons préférées : « Kings will be kings » qui me rappelle un peu la chanson « Save us », du bon speed métal mélodique, et bien sûr, « Mission Motherland » avec ses diverses variations musicales.
Note : 8/10
Liste des pistes :

01. We Burn
02. Steel Tormentor
03. Wake Up The Mountain
04. Power
05. Forever And One (Neverland)
06. Before The War
07. A Million To One
08. Anything My Mama Don't Like
09. Kings Will Be Kings
10. Mission Motherland
11. If I Knew
12. The Time Of The Oath
 


Critique CD : Helloween - Master of the Rings (1994)

Style : Power Metal
Compagnie :


Après le navet monumental d’Helloween intitulé « Chameleon », et que j’ai refusé d’en faire la critique d’ailleurs et le seul album que je n’ai pas acheté de la formation; le groupe Allemand fait un retour aux sources avec cet album-ci. Comme lors des dernières années qui ont passées, Helloween s’est retrouvé encore une fois avec des conflits internes. Le départ de M. Hansen qui n’avait pas aidé à la formation, est maintenant suivi du départ du frontman Michael Kiske. Décidément, Helloween semble perdre des plumes à grande vitesse et beaucoup de fans se demandent avec raison si le groupe sera capable de livrer la marchandise. De plus, avec le suicide du drummeur Ingo Schwichtenberg, la fin de la formation semble inévitable.

MAIS, Michael Weikath a plus d’un tour dans son sac. Le groupe doit retourner à ce qui avait faire leur réputation durant la fin des années 80. Un « Keeper of the seven keys Part III » ? Peut-être. Le groupe décide de retravailler avec le soundman Tommy Hansen afin de recréer la magie des « Keeper ». Avec l’addition d’Uli Kusch qui est, à mon avis, l’un des meilleurs drummeurs de style Power Metal, grâce à sa diversité musicale qui se ressent dans toutes les chansons; Helloween prouve avec « Master of the rings » qu’il n’est pas encore vaincu. Toutefois, j’ai trouvé cela étrange que M. Kusch se soit retrouvé avec Helloween alors qu’il faisait partie de la formation Gamma Ray avec Kai Hansen, ex-membre d’Helloween. Disputes internes, vengeance personnelle ou autre ? Qui sait ! En tous cas, la production sonore est excellente, claire et nette..

Nous sommes pas au retour des chansons typiquement speed métal, ni à l’abandon complet du coté « Hard rock » de leurs dernières années mais à un mélange des deux. Ce qui se révèle efficace et bien dosé. Il n’y a que le coté vocal qui m’a pris du temps avant d’apprécier. Le style de chant de M. Deris n’est pas celui de M. Kiske. Sa voix est rauque avec un vent constant est non claire et précise comme son prédécesseur. Même qu’il est à se demander si M. Deris ne chante pas dans un ‘range’ de notes auquel il n’est pas capable d’atteindre. C’est agaçant mais on finit par s’y habituer. Je crois que sur cet album Deris n’est pas aussi confiant au niveau vocal comparativement aux albums qu’ils vont suivre..

Dans cet album, je crois que le drum se démarque beaucoup avec tout ce qu’Helloween a fait jusqu’à maintenant. « Sole survivor », « Where the rain grows » sont mes préférées avec « Take me home » au beat qui me fait penser à « Hot for Teacher » de Van Halen, une chanson plus rockée à souhait. Et je crois que « Perfect Gentleman » me semble le succès le plus commercial de tous. La formation a sortit un single avec cette dernière. L’ensemble de cet album est diversifié mais pas disparate comme l’a été « Pink bubbles go ape »..

Le CD bonus contient 4 chansons originales et 3 interprétations, la chanson de Kiss « I stole your heart » m’a rappelé de bons souvenirs. Par contre, j’ai détesté la chanson qui s’intitule « Grapowski’s Malmsuite 1001 (In D-Doll) » qui se veut être une farce ou autre à l’intention du guitariste Yngwie Malmsteen. Désolé, M. Grapow vous ne lui arrivez pas à la cheville. Votre picking est beaucoup trop imprécis.
Note : 8.3/10
Liste des pistes :
CD1 :

01. Irritation
02. Sole Survivor
03. Where The Rain Grows
04. Why?
05. Mr. Ego (Take Me Down)
06. Perfect Gentleman
07. The Game Is On
08. Secret Alibi
09. Take Me Home
10. In The Middle Of a Heartbeat
11. Still We Go
 
CD2 : (Disponible Version Allemande seulement)  

01. Grapowski’s Malmsuite 1001 (in d’doll)
02. Cold sweat
03. Can’t fight your desire
04. Closer to home
05. Silicon dreams
06. Star invasion
07. I stole you heart
 


Critique CD : Helloween - The Best, The Rest, The Rare (1991)

Style : Power Metal
Compagnie : Noise Records


Il ne faut pas se le cacher cet album est le résultat de la poursuite judiciaire entre Helloween et Noise Records lors de leur rupture de contrat pour la sortie de « Pink bubbles go ape » avec EMI. Pour ceux et celles qui ne connaissent pas Helloween et ne veulent pas acheter tous leurs albums mais leurs succès, je le conseille fortement. La liste des chansons est grandiose. De plus, toutes les chansons ont été remasterisées pour donner encore plus de punch.

Et pour les collectionneurs comme moi, qui n’ont pas eu la chance d’acheter les mini-lps de « Dr. Stein », « I want out » ou de « Judas », et bien, vous avez des chansons inédites telles que « Livin’ ain’t no crime », « Victim of Fate » chanté par M. Kiske, « Savage » et « Don’t run for cover ». Il fallait que je me le procure malgré que je possède déjà tous leurs albums. C’est un truc de collectionneur!
Note : 8.5/10
Liste des pistes :

01. I Want Out
02. Dr. Stein
03. Future World
04. Judas
05. Walls of Jericho
06. Ride the Sky
07. Halloween
08. Livin' Ain't No Crime
09. Save Us
10. Victim of Fate
11. Savage
12. Don't Run For Cover
13. Keeper of the Seven Keys

Critique CD : Helloween - Pink bubbles Go Ape (1991)

Style : Power Metal
Compagnie : EMI Records


Ouf! Combien de temps et de divers problèmes sont passés depuis la parution de leur dernier album studio « Keeper of the seven keys (Part 2) » ? Trop! Helloween est de retour mais le groupe n’est plus le même qu’avant. Premièrement, il faut souligner que les disputes entre M. Hansen et M. Weikath ont atteint leur apogée lors de leur dernière tournée, et que le guitariste compositeur a quitté la formation en très mauvais termes. En effet, les deux anciens compatriotes utilisent les médias locaux à cette époque pour laver leur linge sale en public et se lancer des injures. Une vraie bataille d’adolescents.

Mais il n’y a pas que le départ de M. Hansen qui fait mal à la formation, d’autres aspects juridiques entrent en ligne de compte. Helloween a signé avec la compagnie EMI sans avoir terminé leur contrat avec leur compagnie précédente Noise Records. Comme vous vous en doutez, des poursuites judiciaires ont été entamées. Moi-même, j’ai obtenu cet album en l’important directement d’Allemagne puisqu’il y a fallu presque un an avant que celui-ci ne soit rendu disponible au Canada. Il y a eu sûrement de procédures de non publications mais le débat s’est terminé avec la sortie d’un « Best of » par Noise Records, l’année suivante. « The Best – The Rest – The Rare ».

Quant à l’album « Pink Bubbles go ape », disons que la formation Helloween se tient le plus loin possible de ce qu’ils ont fait avec brio jusqu’à maintenant. Ils ont délaissé leur coté « speed métal » au picking furieux pour se diriger vers une musique plus accessible et commerciale. On pourrait quasiment qualifier cet album de « hardrock » si ce n’était pas de certaines variantes rapides dans leurs chansons comme « Someone’s crying » par exemple, qui nous rappellent leurs anciens succès. D’ailleurs, il a été possible de voir le vidéo « Kids of the century » jouer à quelques reprises sur les ondes de Musique Plus au Canada mais sans trop de succès.

Malgré tout, il faut souligner aussi l’arrivée d’un nouveau guitariste au sein de la formation. Il s’agit de Roland Grapow au look et au style un peu trop « Malmsteen » à mon goût. Par contre, il fait bien son travail. Il y va de quelques compositions dans cet album. Rien de nouveau pour la formation mais efficace. Pas facile de chausser les souliers de M. Hansen. Et finalement, en ce qui concerne les paroles, c’est décousu comme le veut cet album au complet. Les chansons ne semblent pas s’emboîter les unes aux autres, on passe du délire collectif avec « Heavy Metal Hamsters » et ensuite on se dirige vers la prise de conscience sociale avec « Mankind ». Helloween n’est plus un ensemble solide mais des musiciens qui semblent vouloir tirer la couverture chacun de leur coté. Et cela, on l’entend. Coté production sonore, elle est excellente. Mieux de tout ce qu’ils ont fait jusqu’à présent.
Note : 7/10
Liste des pistes :

01. Pink Bubbles Go Ape
02. Kids of the Century
03. Back on the Streets
04. Number One
05. Heavy Metal Hamsters
06. Goin' Home
07. Someone's Crying
08. Mankind
09. I'm Doin' Fine, Crazy Man
10. The Chance
11. Your Turn
 


Critique CD : Helloween - I Want Out (live) (1989)

Style : Power Metal
Compagnie : Noise Records


Après la sortie des deux albums hits « Keeper of the Seven keys ( Part I et II ) », il était normal de s’attendre à un album live de la part de la formation qui, à ce moment, faisait la première partie des bands métal de plus grandes envergures tels Iron Maiden, etc. Ils ont participé à plusieurs festivals métal de renommé, et Helloween était le groupe de speed métal mélodique par excellence à la fin des années ‘80.

Toutefois, l’écoute de cet album m’a un peu déçu. Ce qui m’a déplu n’est pas la prestation offerte sur ce disque mais plutôt, le petit nombre de chansons que l’on y retrouve. C’est vraiment décevant pour un groupe ayant autant de matériel. Bien sûr, les chansons ne sont pas toutes interprétées avec intégralité, car le groupe se permet quelques ajouts pour animer la foule. Ce que fait Michael Kiske avec sympathie et brio. Helloween est à la hauteur de sa réputation quant à leur idéologie du métal : « S’amuser sur de la bonne musique. » Cependant, comme auditeur, on en veut davantage mais malheureusement on doit rester sur notre faim. L’interprétation de « How many tears » par Michael Kiske est vraiment excellente. Pour ce qui est du reste, c’est potable mais rien pour se tirer dans les murs.

Cet album n’est pas une nécessité dans votre collection musicale, à moins que vous ne soyez un fan invétéré du groupe. D’ailleurs, c’est le seul album où vous pouvez entendre la voix de Michael Kiske avant qu’il ne quitte la formation. De plus, je ne suis pas sûr que vous puissiez retrouver cet album en vente aujourd’hui en Amérique du Nord. Il est fort probable que vous ayez à l’importer du Japon ou d’un autre pays. C’est une pièce de collection pour les amateurs, pas plus.

Note : 7.7/10
Liste des pistes :

01. A Little Time
02. Dr. Stein
03. Future World
04. Rise and Fall
05. We Got the Right
06. I Want Out
07. How Many Tears
 



Critique CD : Helloween - Keeper of the Seven Keys (Part II) (1988)

Style : Power Metal
Compagnie : Noise Records


Après la parution de « Keeper of the seven keys (Part I) », j’avais de la difficulté à croire qu’un groupe puisse faire mieux en instaurant une suite à un album grandiose. De mémoire de maniaque de métal, je crois que c’était aussi la première fois qu’un groupe de métal offrait un album en deux volets comme celui-ci. Je peux me tromper. Cependant, pour une seconde fois, Helloween ne semble pas en panne d’inspiration. Oh non! Il frappe fort de nouveau.

Cet album est beaucoup plus diversifié et c’est peut-être la raison pour laquelle je n’ai pas accroché autant que son prédécesseur. Helloween s’est permis une plus grande latitude au niveau des compositions sur cet album. Et je vous avoue que la première fois que j’ai entendu la pièce « Rise and Fall », j’ai détesté cette chanson avec son refrain trop joyeux à mon goût. Il m’a fallu plusieurs écoutes avant de la digérer. Sauf que cette chanson définissait la marque de commerce du groupe. Le genre : « On se fait du fun et c’est du métal. Embarquez-vous ? »

Contrairement aux stéréotypes associés aux groupes heavy métal typiques, Helloween ont une attitude plus positive de la vie, ce qui amène un vent de fraîcheur dans une musique trop souvent comparée à la violence et à la frustration des jeunes adolescents. Avec des chansons comme « Eagle Fly Free », « We got the right » et « I want out », le groupe prône une philosophie de liberté. À une période (1988) où les médias en général dénigrent la musique métal sous toutes ses formes, Helloween nous propose des chansons au rythme entraînant et rapide tout en gardant une mélodie simple à retenir.

En fait, Helloween tente une fois de plus d’affirmer qu’il est possible de s’amuser tout en écoutant de la bonne musique. Plus accessible que d’autres styles de métal, ils essaient de démontrer au public général qu’il peut aimer la musique métal et que cela ne s’adresse pas uniquement à un simple groupuscule de gens hétéroclites. Mes chansons préférées sont : « Eagle fly free », fort intéressante au drum par M. Schwichtenberg, et « Save us » qui me cloue à ma chaise à chaque fois que je l’écoute.
Note : 8.7
Liste des pistes :

01. Invitation
02. Eagle Fly Free
03. You Always Walk Alone
04. Rise And Fall
05. Dr. Stein
06. We Got The Right
07. March Of Time
08. Save Us
09. I Want Out

10. Keeper Of The Seven Keys