27 mars 2012

Critique de jeu : KINGDOM OF AMALUR

Un de mes bons amis m'a offert un nouveau jeu vidéo pour mon anniversaire : Reckoning (Kingdom of Amalur). J'ai commencé à jouer et c'est vraiment intéressant. Cela ne va pas sans dire que le jeu ressemble à un "Dungeon Siege 3" mêlé de "Fable 2" comme gameplay.

En fait, KOA est un jeu à géographie ouverte comme Skyrim crée par le célèbre auteur de livres de fantasy : R. A. Salvatore. La conception visuelle du jeu est réalisée par Todd McFarlane, dessinateur de Spawn. Le jeu est développé sous la direction de Ken Rolston, concepteur des jeux de rôle comme The Elder Scrolls III: Morrowind et The Elder Scrolls IV: Oblivion.

Bref, un RPG très peaufiné. Y a la musique que je trouve trippante et ce, malgré le fait que l'on reconnait des mélodies quasi identiques au film de Conan ('80), Star Wars et cie. Je ne sais pas si la compagnie aime jouer avec le feu concernant les copyrights musicaux mais certaines musiques vous seront étrangement familières. Toutefois, cela demeure un excellent jeu.

Gr : 4, Gm : 4, In : 3 // Dv : 5 (78 heures), Prix : 26,99$ (Steam)

Note : 11/15

Site officiel du jeu : http://www.ea.com/ca-fr/reckoning

Bande annonce  :

10 mars 2012

Critique CD : Shaman - Reason (2005)

Style : Heavy Rock
Compagnie : Scarecrow Records


Hé oui, malgré le fait que j'avais plus ou moins accroché sur l'album "Ritual", j'ai décidé de laisser une autre chance à M. Matos et son groupe Shaman. Oui, encore une fois, la 1ère chanson de l'album déchire grave mais ce n'est que de la poudre aux yeux. C'est un album de "heavy rock" que je qualifierai par la pesanteur de ses guitares. Toutefois, ce 2e opus contient beaucoup plus de ballades. Et le vocal de M. Matos demeure similaire à l'album précédent. Aucune nouveauté de coté-là, si ce n'est que l'album en général semble contenir de meilleures chansons, plus étoffées et intéressantes à écouter.

Il y a moins d'influences latines sur cet album mais on a laissé beaucoup plus de place au piano et à la guitare accoustique. Très honnêtement, je crois que M. Matos veut laisser derrière lui, ses années Angra, et je me demande si cela plaît réellement aux fans. En tout cas, oui, musicalement, c'est un bon album mais cela ne m'accroche guère. À moins de vouloir écouter un album relaxant. Mes chansons préférées sont la mordante "Turn Away", la ballade relaxante "Innocence" et la ligne de piano de début de "Born to be", je ne sais pas pourquoi, cela me rend nostalgique.

Note : 7.9/10 

Liste des pistes :

01. Turn away
02. Reason
03. More
04. Innocence

05. Scarred forever
06. In the night 

07. Rough stone
08. Iron soul

09. Trail of tears 
10. Born to be

Critique CD : Shaman - Ritual (2002)

Style : Heavy Rock
Compagnie : NTS / Wargram


Pour moi, il était évident qu'après le départ d'André Matos (ex-chanteur du groupe Angra), j'allais suivre sa carrière. C'est ainsi qu'est apparu le groupe Shaman (ou Shaaman) et dès la première chanson, cela nous amenait dans un territoire fort connu qui ressemble en tout points à ce que Angra faisait à leur début. Mais, sommes-nous en présence d'un album typique de Power Metal ? Non. En fait, je trouve que l'album "Ritual" s'apparente beaucoup à "Holy Land" de Angra. Un mélange de rock progressif avec des mélodies très latines. Même si je sais que la musique est bien composée et bien arrangée, c'est un style qui m'accroche très peu. En fait, j'ai acheté cet album après avoir acheté le DVD live de la formation.
 
De plus, le vocal de M. Matos semble plus rauque, moins clean comme nous étions habitué de l'entendre. Par contre, la production sonore, c'est parfait et les instruments sont bien découpés dans le mix. Il n'y a personne qui empiète sur les autres. Je vous avouerai que ce n'est pas un album que j'écoute très souvent. Mes chansons préférées, "Here I am" et "Pride".  Pour les fans de Power Metal, je ne crois pas que cela vous comblera...

Note : 7.7/10 

Liste des pistes :

01. Ancient Winds
02. Here I Am
03. Distant Thunder
04. For Tomorrow
05. Time Will Come
06. Over Your Head
07. Fairy Tale
08. Blind Spell
09. Ritual
10. Pride (feat. Tobias Sammet)



01 mars 2012

Critique CD: Compilation - Holy Dio : A Tribute to Ronnie James Dio (2000)

Style : Heavy Metal
Compagnie : Century Media




J’ai toujours aimé la voix unique de M. Ronnie James Dio ( ex-chanteur de Black Sabbath). Et voici que certains groupes de Power Metal et autres ont décidé de participer à un album lui rendant hommage à sa carrière solo. Ayant déjà en ma possession un album hommage à Judas Priest, j’étais confiant du résultat. Hum! Admettons que j’ai été déçu grandement. Premièrement, la sélection des chansons n’est pas vraiment bonne. Pour ma part, j’aurais choisi des chansons beaucoup plus populaires comme « Rainbow in the Dark », « Holy Diver » ou encore « We rock ». Bon. Il y a aussi l’interprétation de certaines chansons qui m’a déçu. Par exemple, « The Last in Line » qui a été repris par Destiny’s End. Grr! Comment massacrer un classique avec une production sonore aussi merdique et un vocal qui n’a rien compris du feeling unique de M. Dio ? Non, cela fait dur par endroits. Heureusement que certains groupes sauvent la mise comme la reprise faîte par Gamma Ray, Blind Guardian, Angel Dust ou Hammerfall. Pour le reste, c’est plutôt médiocre ou ordinaire.

Un autre problème majeur d’une compilation, c’est que chaque chanson possède sa propre sonorité sur l’album puisque chaque artiste l’a enregistré dans un studio différent et ce, malgré un mastering général. Oui, il y a des chansons qui supplantent les autres. Bon. Inutile de m’étendre sur le sujet. C’est un album que je n’ai pas aimé du tout. Et je suis surpris, par exemple, que la chanson « Neon Knights » interprété par Iron Savoir n'y figure pas car elle est vraiment meilleure que celle de Steel Prophet. De plus, la version Européenne de ce CD contient deux disques avec plus d’artistes. Et moi, je me suis contenté de la version américaine que j’ai trouvé sur les tablettes au Canada. Très décevant. De plus, tant qu’à me farcir une compilation sur Ronnie James Dio, alors je préfère mieux écouter les pièces originales avec le best of intitulé « Diamonds – The Best of Dio ». Cet album hommage à Dio est à oublier…
Note : 7.1/10
Liste des pistes :

01. Neon Knights (Steel Prophet)
02. Man On The Silver Mountain (Hammerfall)
03. The Last In Line (Destiny’s End)
04. Sign Of The Southern Cross (Fates Warning)
05. Long Live Rock’n’Roll (Gamma Ray)
06. Egypt (Doro)
07. Children Of The Sea (Jag Panzer)
08. Don’t Talk To Strangers (Blind Guardian)
09. Still I’m Sad (Axel Rudi Pell)
10. Kill The King (Primal Fear)
11. Shame On The Night (Solitude Aeturnus)
12. Heaven And Hell (Enola Gay)
13. Temple Of The King (Angel Dust)
14. Rainbow Eyes (Catch the Rainbow) 

Critique CD : Compilattion - The Keepers Of Jericho: A Tribute To Helloween (2000)

Style : Power Metal
Compagnie : Century Media



Dès la parution de cet album hommage à Helloween soulignant les vieilles années du groupe tels que les albums « Keepers I et II » ainsi que « Wall of Jericho », j’ai sauté dessus sans hésiter une seconde. Il faut dire que plusieurs artistes de renoms y ont participés tels que Rhapsody, Sonata Arctica, Luca Turilli, Labyrinth, Dark Moor, etc. Dès l’entrée de jeu, Rhapsody nous offre une reprise vraiment intéressante de la chanson « Guardians » suivi de Sonata Arctica avec « I want Out ». Il n’en fallait pas moins pour m’accrocher. Bien sûr, dans une compilation, il faut s’attendre à des interprétations un peu moins bonne pour deux raisons en générale : 1- Les groupes y vont quelques fois avec leurs petites modifications aux chansons originales et aussi, 2- ils ne possèdent pas tous les mêmes moyens pour la production sonore. Certains groupes sonnent très bien et d’autres, un peu moins.

Cependant, ce genre d’album est excellent pour découvrir d’autres groupes tout en soulignant le groupe qui a popularisé le Power Metal à l’échelle planétaire, Helloween. Pour ma part, je ne tiens pas à parler ici de chaque chanson mais je vous laisse la chance de le découvrir par vous-mêmes. Je dois souligner la chanson « I’m alive » reprise par Luca Turilli dont le vocal de Olaf Hayer est absolument génial. De tous les chanteurs sur l’album, il est celui dont le timbre est le plus près de Michael Kiske. De plus, les arrangements de clavier ajoute du piquant à la chanson. Et tant qu’à parler d’arrangements, j’ajouterais aussi que la chanson "Halloween" reprise par Dark Moor possède des passages très intéressants.

La chanson qui gâche cet album est, sans aucun doute, la reprise de « Save us » par Cydonia qui ne semble pas avoir pris leur travail très au sérieux. On aurait pu s’en passer. C’est un album que je recommande aux fans d’Helloween qui aimeront découvrir une nouvelle facette de leurs chansons préférées.

Note : 8.4/10

Liste des pistes :
01. Guardians (Rhapsody)
02. I Want Out (Sonata Arctica)
03. A Little Time (Heavens Gate)
04. Ride The Sky (Metalium)
05. I’m Alive (Luca Turilli)
06. Judas (Morifade)
07. Eagle Fly Free (Vision Divine)
08. Savage (Brainstorm)
09. Future World (Labyrinth)
10. Save us (Cydonia)
11. Victim of Fate (Squealer)
12. Halloween (Dark Moor)
13. How Many Tears (Secret Sphere) 

Critique CD : Compilation - A Tribute to Judas Priest (Vol. 2) (1996)

Style : Heavy Metal
Compagnie : Century Media

Après l’immense succès du premier album « A Tribute to Judas Priest (Vol 1.) », la revue heavy metal « Rock Hard » en Allemagne parraine la sortie du second album hommage à Judas Priest. Comme vous vous en doutiez, je me suis précipité dessus. Avec la panoplie d’artistes sur ce disque, je me suis dit que je ne pouvais me tromper sur la qualité des interprétations. Hum. J’ai été un peu déçu. Je trouve cet album, un peu moins bon que son prédécesseur. Il faut dire que certaines interprétations des chansons de Priest ont été adaptées selon le goût des groupes, ce qui n’est pas pour me plaire toujours. Mais, attention, je ne dis pas que c’est mauvais. C’est différent. Les points forts, c’est vraiment « Painkiller » en tête de liste, reprise par Angra avec André Matos, sa voix est tout à fait incroyable. Cependant, la chanson sonne un peu trop propre à mon goût, et ce, même si les solos sont d’une précision à couper au couteau. Il y manque le bon « crunch » des amplis Marshall de Judas Priest.

Ensuite, il y a « Grinder » reprise par Kreator, des riffs de guitares à vous arracher la peau, juste assez violent mais pas trop ( petite marque personnelle du groupe Allemand). Moi, quand je l’entend, je ne peux m’empêcher de « thrasher » de la tête dans mon salon. Puis, « Sentinel » reprise par Heavens Gate (groupe disparu) est excellente et « Exciter » avec Gamma Ray et leur ancien chanteur Ralf Scheepers. Ce dernier respecte à la note l’esprit de la chanson dans son intégralité. Il faut souligner l’effort de Stratovarius et aussi celui de Blind Guardian.

Pour la suite, des autres chansons, je trouve que la qualité diminue tant au point de vue des interprétations que de la sonorité. Dommage. Cependant, pour les maniaques de Priest et qui ne sont pas trop puristes, je vous le recommande car il est toujours agréable d’entendre ce genre de compilation avec des interprétations de groupes de renom.

Note : 8.5/10

Liste des pistes :
01. The Ripper (Iced Earth)
02. Beyond the Realms of Death (Blind Guardian)
03. The Sentinel (Heavens Gate)
04. Love Bites (Nevermore)
05. Exciter (Gamma Ray avec Ralf Scheepers)
06. Dissident Agressor (Forbidden)
07. Painkiller (Angra)
08. Tyrant (Overkill)
09. Grinder (Kreator)
10. Dreamer Deceiver (SkyClad)
11. Bloodstone (Stratovarius)
12. Screaming for Vengeance (Virgin Steele)
13. Night comes down (Leviathan)

Critique CD : Compilation - A Tribute to Judas Priest (Vol. 1) (1995)

Style : Heavy Metal
Compagnie : Century Media


Lorsque le chanteur, Rob Halford, a quitté Judas Priest au début des années 90, beaucoup de gens ont cru que c’était la fin du groupe légendaire. Plusieurs compagnies de disques ont sortit des albums hommage à cette formation en même temps de faire la promotion de leurs propres artistes. Parmi les différents albums qui sont sortis, voici celui qui a retenu le plus mon attention avec raison, car il y présente plusieurs artistes Power Metal connus. Sans tarder, j’ai acheté cette copie qui n’est plus facile à retrouver sur les tablettes des magasins de disques aujourd’hui (Québec). Certains groupes interprètent les chansons avec une intégralité incroyable et d’autres y vont de leurs touches personnelles. Par exemple, la chanson « Victim of Changes », l’une de mes préférées, chantée par Kai Hansen est d’une ressemblance étonnante tandis que « Rapid Fire », reprise par Testament est remaniée à une saveur plus thrash.

Chaque chanson possède sa propre sonorité sur l’album puisque chaque artiste l’a enregistré dans un studio différent. Heureusement, il n’y a rien qui vient supplanter les autres chansons. Le mastering de l’album en entier est excellent. Pour ma part, je crois que chaque groupe a bien su rendre hommage à Judas Priest. La seule partie faible de l’album, je dirais que c’est la chanson « Burnin’up » de Doom Squad. Il me semble que le chanteur manque d’énergie et de conviction dans sa voix. Néanmoins, c’est un album que je recommande sans hésiter aux fans de Judas Priest, à moins que vous ne soyiez un puriste et que vous détestiez les reprises. De plus, comme j’adore la sélection des chansons sur cet album, je lui donne une bonne note.
Note : 8.7/10

Liste des pistes :

01. The Hellion / Electric Eye (Helloween)
02. Saints in Hell (Fates Warning)
03. Victim of Changes (Gamma Ray)
04. Sinner (Devin Townsend)
05. The Ripper (Mercyful Fate)
06. Jawbreaker (Rage)
07. Night Crawler (Radakka)
08. Burnin' up (Doom Squad)
09. A touch of Evil (Lions share)
10. Rapid Fire (Testament)
11. Metal Gods (U.D.O)
12. You've got another thing coming (Saxon)

Critique CD : Chroming Rose - Garden Of Eden (1991)

Style : Power Metal
Compagnie : EMI Records


Chroming Rose nous revient avec un second album qui contient la même recette musicale que le premier mais, oh combien, efficace. Ce groupe d’origine allemande aux influences très « Helloweenesque » nous offre des chansons très punchées aux refrains plus qu’accrocheurs. On reconnaît tous les clichés du speed métal mélodique du début des années 90. C’est un excellent album. Encore une fois, le groupe a eu recours au service de Tommy Hansen qui a travaillé avec Helloween. La qualité sonore est meilleure que son prédécesseur. Le drum, surtout le snare, vous frappe littéralement les oreilles tandis que les guitares vous aggressent juste à point. Je ne sais pas si c’est à cause que j’ai une copie japonaise de ce disque, (puisque les copies japonaises ont la réputation de mieux sonner que les autres), mais je crois que le groupe n’a rien à envier à ce qui se faisait à cette époque.

Que dire de plus, si ce n’est que l’addition d’un nouveau guitariste à la formation. (Rikki Rieger). Par contre, je l’avoue, je ne suis pas un fervent de paroles, et Chroming Rose n’œuvre pas dans le domaine du « Fantasy » comme Rhapsody ou tout autre groupe de Power Metal. Cependant, j’adore la chanson « Don’t turn your head » qui se veut être une dénonciation contre les gens qui ont des préjugés envers la musique heavy métal et qui nous pointent du doigt à tort et à travers.

Mes chansons préférées : La rapidité d’«Integration » me cloue sur ma chaise à chaque fois que je l’entend. Le refrain accrocheur « Heroes of the modern world », la chanson mid-tempo et speed par endroit de « Babylon ». Et bien sûr, la cerise sur le sundae, la chanson « Garden of Eden » qui ne va pas s’en rappeler le classique « Keeper of the seven keys » de Helloween. Oui, si vous avez aimé les « Keeper », cet album est pour vous! Sans hésitation. Encore une fois, je dois souligner que cet album est discontinuité, et que le groupe n’existe plus aujourd’hui. Donc, si vous êtes chanceux, vous pourrez peut-être trouver une copie usagé sur Ebay.
Note : 8.7/10
Liste des pistes :

01. Heroes of the modern world
02. Hell in my eyes
03. Integration
04. Time will never change
05. Babylon
06. Garden of Eden
07. Music is the gate
08. Top fuel
09. Don’t turn tour head (Bonus track)
10. Heavy Birthday

Critique CD : Chroming Rose - Louis XIV (1990)

Style : Power Metal
Compagnie : EMI Records


Lorsque je parlais dans mes critiques précédentes que Helloween a été le groupe qui a popularisé le mouvement speed métal mélodique (« power metal ») sur la scène métal internationale et que leur impact avait été grand, voici un bon exemple. Chroming Rose est définitivement un groupe influencé par eux. Nous retrouvons Tommy Hansen à la console, un ingénieur de son qui a collaboré avec le groupe Helloween au début de leurs carrières. Donc, vous pouvez imaginer le résultat.

Chroming Rose nous livre avec « Louis XIV », un album de speed métal mélodique dans la plus pure tradition, avec quelques passages plus hardrock. On ressent vraiment les influences « Helloweenesque » des Keepers of the Seven Keys. Cependant, Chroming Rose apporte un peu plus que les compatriotes allemands, ils ont des refrains accrocheurs avec plusieurs backvocals. Certain me diront que cela pourrait être précurseur à ce que le groupe Blind Guardian a fait pour ses refrains dans « Tales from the Twilight World » et je serai porté à acquiescer. Mais, ici, il ne s’agit pas nécessairement d’harmonies vocales qui sont aussi mélodiques que Blind Guardian. Toutefois, Chroming Rose s’en approche dangereusement.

Coté production sonore, elle est excellente pour un album qui a été réalisé durant les années 90. Bien sûr, si Chroming avait eu le genre de production que l’on a aujourd’hui, il aurait facilement marqué la scène métal. Qu’importe cela. L’album du groupe est un bel effort. Malheureusement, les musiciens sont restés dans l’ombre d’un autre groupe qui a pris beaucoup plus de place qu’eux. Il s’agit de Helloween. Pour tous les vrais amateurs de Power Metal, je recommande cet album, même si la production n’est pas aussi béton. Et pourtant, à chaque fois que je l’écoute, je me rappelle du début des années du speed métal mélodique, et je ne m’en lasse jamais. Il y a de ces albums méconnus qui ont frôlé la scène métal et que les connaisseurs devraient posséder pour leur propre culture musicale. Le groupe Chroming Rose a eu une carrière potable au Japon mais rien qui les a fait durer à travers le temps.

Mes chansons préférées : Définitivement « Louis XIV ». Une chanson grandiose avec une bonne dose de speed métal harmonique rappelant les « Keepers ». Des solos à la tierce et/ou quinte intéressant. Des refrains accorcheurs, etc. Bref, il y a vraiment de tout des clichés du Power Metal actuel. La chanson « Gods of Noise » est une bonne chanson « speed » dans le vrai sens du terme, et je dois souligner la chanson mid-tempo « Right to Die » dont j’aime bien l’atmosphère. Un seul point négatif au tableau, c’est que cet album est discontinuité, et le groupe n’existe plus aujourd’hui. Donc, si vous êtes chanceux, vous pourrez peut-être trouver une copie usagé sur Ebay.

Note : 8.5/10
Liste des pistes :
01. Power and Glory
02. Pharao
03. 10,000 Miles
04. Right to Die
05. Louis XIV
06. Gods of Noise
07. You and I
08. Angel (Bonus track)
09. Shoot The Fox (Bonus track)
10. Iodle, iodle

Critique CD : Demons and Wizards - Eponyme (1999)

Style : Thrash Metal
Compagnie : SPV Records


J’ai eu un dilemme avant d’acheter cet album. D’un coté, je ne suis pas friand de Jon Schaffer, guitariste d’Iced Earth, et de l’autre, j’adore Hansi Kursch, le chanteur de Blind Guardian. Finalement, j’ai acheté le premier album de « Demons and Wizards », ce projet réunissant l’Amérique du Nord à l’Europe. À la première écoute de cet album, j’ai été transporté par le vocal de M. Kursch qui est toujours autant rempli d’émotions. Un contraste bien ajusté avec les riffs acérés de la guitare de Jon Schaffer. Le problème, c’est que ma joie s’est rapidement estompée après la troisième chanson. Je ne suis pas un fan de la musique lorsqu’elle change à un tempo plus lent, quasi ambiant et planant. Je trouve que cela n’a pas vraiment sa place dans ce genre d’album. De plus, je trouve que les riffs de guitare se répètent trop. Même si les passages musicaux tentent de changer souvent, je n’y vois pas une grande transition. Donc, une certaine monotonie s’est installé chez moi. J’ai eu de la difficulté à terminer cet album à sa première écoute.

Je ne sais pas, je ne crois pas être un grand fervent de ce genre de musique. Donc, je vous parlerai plutôt de sa production sonore qui est bonne. Les guitares sont en avant-plan et elles vous écorchent les oreilles juste à souhait avec une distorsion intéressante. Je n’ai rien à dire à cela. C’est de la qualité. Mes chansons préférées, les trois premières, « Heaven Denies », « Poor man’s crusade » et « Fiddler on the Green », celle-ci vient me chercher tout particulièrement. Pour le reste, c’est correct mais cela ne m’a pas emballé. Oui, il m’a fallu beaucoup de temps avant que j’apprécie cet album au complet et peut être que certaines personnes parmi vous n’auront pas la même patience que moi. C’est plus un album de thrash à saveur Power Metal que le contraire. À vous de juger...
Note 7.9/10

Liste des pistes :

01. Rites Of Passage
02. Heaven Denies
03. Poor Man's Crusade
04. Fiddler On The Green
05. Blood On My Hands
06. Path Of Glory
07. Winter Of Souls
08. The Whistler
09. Tear Down The Wall
10. Gallows Pole
11. My Last Sunrise
12. Chant
13. White Room (reprise de Cream)


Critique CD : Dark Moor - The Gates of Oblivion (2002)

Style : Symphonic Power Metal
Compagnie : Arise Record


Il a fallu attendre presque 2 ans pour la sortie du 3e album de Dark Moor et après le succès retentissant de l’album précédent « The Hall of The Olden Dreams », et bien je m’attendais à beaucoup de leur part. Hmm. Peut-être trop! Le groupe qui est originaire de l’Espagne nous revient encore une fois avec du speed métal mélodique bien ficellé. Dès la première écoute, on y voit des similitudes avec son prédécesseur. Je dirais même trop. C’est comme si le groupe avait réutiliser la même recette. Et je trouve que leurs mélodies sont aussi moins accrocheuses. La musique nous semble rapide, juste pour le fait d’être rapide. Attention, car selon moi, cette tangeante musicale amène des chansons sans cœur. Pour ne pas dire « sans émotions », cela semble trop robotique. Un bon point, ce sont les chœurs (backvocals) qui sont plus audibles que sur l’album précédent.

En fait, la production générale sonne mieux, ce qui est très bien. Dark Moor y va de clichés Power Metal habituels; beat à double bassdrums, solos à la tierce, des refrains entraînants avec multiples backvocals. Bref, une recette déjà prouvée. Et selon moi, c’est là, le piège. Malgré quelques variations nouvelles dans certaines de leurs chansons, Dark Moor n’a pas su innover. Ce qui est dommage pour la formation car cet album n’est pas venu me chercher autant que « Hall of The Olden Dreams ». Il est bon mais je ne l’écoute pas très souvent. Le vocal d’Elisa est égal à ce qu’elle a fait jusqu’à présent. Les guitaristes font des solos intéressants, sauf qu’il y en a pas un qui retient mon attention plus qu’un autre. Il est évident qu’ils sont de qualité supérieure à ce qui se fait sur le marché mais ils auraient pu éviter de se répéter.

La seule chanson qui est venu me chercher vraiment sur cet album est « A truth for me ». Pour le reste, ce n’est pas mauvais, et je dirais « C’est bon en général pour ceux et celles qui n’ont jamais entendu de Dark Moor. » Cependant, je serai porté à conseiller leur album précédent plutôt que celui-ci. Pour tout vous dire, c’est un album que je classerai comme dans une moyenne. Il est bon. Ni plus, ni moins. Je recommande aux amateurs de Power Metal de l’écouter avant d’acheter.
Note : 8/10
Liste des pistes :

01. In The Heart Of Stone
02. A New World
03. The Gates Of Oblivion - instrumentale
04. Nevermore
05. Starsmaker (Eldereth)
06. Mist In The Twilight - instrumentale
07.By The Strange Path Of Destiny
08. The Night Of The Age
09. Your Symphony
10. The Citadell Of The Light - instrumentale
11. A Truth For Me
12. Dies Irae (Amadeus) 

Critique CD : Dark Moor - The Hall of the Olden Dreams (2000)

Style : Symphonic Power Metal
Compagnie : Arise Record


Dark Moor me fut recommandé par un ami et c’est alors que j’ai été acheté leur 2e album intitulé « The Hall of the Olden Dreams ». Et wow, j’ai été impressionné car étant un fervent de speed mélodique, de plus très influencé par Rhapsody, cet album a joué sans arrêt dans mon lecteur CD. Bien sûr, je m’attendais à moins de la part de ce band à cause qu’en général les productions sonores Italiennes ou Espagnoles n’ont pas de bonnes cotes coté sonorité mais cet album-ci se classe très bien sur le marché. Le seul détail auquel j’ai eu de la difficulté à m’y faire à la première écoute fut le vocal. La chanteuse Elisa chante très bas pour une fille. C’est assez incroyable sur ce point. Tellement qu’au début, je me demandais si ce n’était pas un chanteur. Et en lisant le nom des membres du groupe, j’ai compris mon erreur. En effet, Elisa possède une voix frontale, pas de style Opéra comme Tarja Turunen de Nightwish. Ce qui est moins courant dans les années 2000 chez les femmes puisque ce style de vocal était plus populaire dans les années 80. Pour ma part, c’est tant mieux, les voix d’Opéra commencent à être trop en vogue ces temps-ci et finit par me lasser sérieusement. Voilà, c’est un retour au type de vocal que l’on chante avec ses tripes.

Étant donné que l’anglais n’est pas la langue maternelle d’Elisa, elle a un peu de difficulté avec les paroles. Par endroit, sa prononciation laisse à désirer et la résonance de certains mots semblent chantés par le nez. Cependant, ce genre de détail s’oublie très vite car la musique est tellement exceptionnelle derrière elle que l’on s’en fout. Si j’avais à classer cet album de Dark Moor en faisant la comparaison avec « Rhapsody », je le comparais facilement avec « Legendary Tales ». Un speed métal mélodique symphonique bien réalisé, mais pas trop. Le groupe a orienté davantage leur son vers la mélodie rapide que la symphonie. Pour ma part, c’est parfait. Héhéhé!

Les mélodies de guitares électriques et les solos sont tout simplement incroyables. Il est évident que ce groupe a voulu démontrer sur ce point qu’ils ne sont pas manchots. Il y a de tout de clichés Power Metal; beat à double bassdrums, solos à la tierce, mélodies accrocheuses, refrains entraînants avec multiples backvocals. Bref, de tous les groupes qui ont voulu faire un style près de celui de Rhapsody, c’est décidément celui qui s’en approche le plus et l’a fait de manière la plus intelligente. Dark Moor n’est pas une copie, même s’il œuvre dans un créneau très proche de la formation Italienne épique. Je suis impressionné par la structure des chansons qui m’accrochent inlassablement à chaque écoute. Oui, je tiens encore à souligner le travail des guitaristes que j’adore vraiment sur cet album. Bien sûr, il ne faudrait pas oublier aussi le travail des autres musiciens comme le claviériste, par exemple, qui ajoute la partie symphonie avec brio sur les chansons.

Mes chansons préférées, elles le sont toutes! Sauf que je porte une attention très particulière à « Quest for the Eternal Fame » et « Hand in Hand » que je réécoute sans relâche. J’adore les passages rapides de ces chansons. La seule ombre au tableau, c’est la chanson « The sound of the blade » qui est une ballade où l’on entend avec clarté le vocal d’Elisa. Et malheureusement, on y entend aussi sa grande difficulté de prononciation, je crois que cette chanson ne l’a met pas en valeur du tout. En terminant, je recommande cet album les yeux fermés à tous les fans de speed métal mélodique digne de ce nom. C’est une obligation dans votre collection, héhéhé. J’ai été agréablement surpris par ce groupe. Pour ma part, c’est un album qui joue très souvent.
Note 9.1/10

Liste des pistes :

01. The Ceremony
02. Somewhere In Dreams
03. Maid of Orleans
04. Bells of Notre Dame
05. Silver Lake
06. Mortal Sin
07. The Sound of the Blade
08. Beyond the Fire
09. Quest For the Eternal Fame
10. Hand In Hand


P.V.M : Alestorm - Kheelauded

Pause vidéo musicale :
J'aime rigoler comme tout le monde et lorsque l'un de mes amis m'a introduit à ce band de pirates en musique, je n'ai pu m'empêcher de sourire. Alestorm oeuvre dans un style plutôt folklorique métal me rappelant un peu celui des finlandais Korpiklaani. Arrrrrrrrrrr.....