02 février 2012

Critique CD : Dionysus - Sign Of Truth (2002)

Style : Power Metal
Compagnie : AFM Records


J'ai acheté le premier album de Dionysus car j’aime bien le chanteur Olaf Hayer que l’on retrouve aussi sur les albums solos de Luca Turilli (guitariste de Rhapsody). Je n’ai pas écouté l’album avant de l’acheter mais tant pis pour moi. Je l’ai écouté rendu à la maison. Bon. Ce n’est pas trop à ce que je m’attendais de la part de ce groupe. Je pourrais qualifier ce band de rock mélodique. Il n’y a rien de totalement speed mélodique, épique ou autres. Il y a quelque chansons intéressantes mais rien à couper le souffle. Ce n’est pas avec Dionysus que vous allez découvrir une nouvelle sensation dans le marché très saturé du Power Metal.

Oui, il y a des chansons qui sont à deux bassdrums sauf qu’il y manque un petit quelque chose que je n’arrive pas à expliquer. Il ne suffit pas seulement d’avoir un beat de drum rapide pour nécessairement faire des succès dans le genre. En écoutant le groupe Dionysus, j’ai l’impression de retourner en arrière dans le temps de « Odyssey » de Yngwie Malmsteen et ici, je ne parle pas des solos de guitare mais plutôt de l’ensemble musical. Parfois, on dirait du vieux hardrock remodelé au son d’aujourd’hui. Comme la chanson « Time will tell » par exemple. Il y a des backvocals, et ce ne sont pas des copies de Rhapsody. Heureusement!

Coté production sonore : c’est très épuré comme son. Plutôt dynamique sans trop de compresseur, sauf qu’il y manque peut-être un peu de puissance. Le clavier sonne un peu « Casio » mais ça va. Les « triggers » des bassdrums sonnent très plastique. Cela en est presque ridicule. En ce qui concerne le vocal de M. Hayer, je suis un peu déçu. Il est vraiment meilleur sur les albums solos de Luca Turilli. Plus d’émotions et de puissance. Cependant, il est tout de même très bon pour la norme.

Mes chansons préférées : J’aime bien les riffs entraînants de « Bringer of Salvation » et « Never Wait » avec son refrain hardrock. C’est à peu près tout. Ce n’est pas un mauvais album en soi mais en ce qui me concerne, il ne vient pas me chercher. Et si ce premier disque est considéré comme un album Power Metal par certains fans alors je peux vous dire qu’il ne se démarque pas de la norme. Je ne le recommande pas vraiment. À moins que vous soyez du métal à saveur hardrock au son plus actuel.
 
Note : 7.7/10
 
Liste des pistes :

01. Time Will Tell
02. Sign of Truth
03. Bringer of Salvation
04. Pouring Rain
05. Anthem
06. Holy War
07. Don’t Forget
08. Walk on Fire
09. Never Wait
10. Loaded Gun (bonus)

01 février 2012

Critique CD : Drakkar - Gemini (2000)

Style : Power Metal
Compagnie : Dragonheart Records


Ah, les années 2000 et ma folie de vouloir collectionner tout ce qui fait en matière de Power Metal sur le marché international. Et c’est ainsi que je suis tombé sur le groupe Italien « Drakkar » et leur premier album intitulé « Gemini ». Il n’est pas mauvais et je dirais même qu’il y a de bonnes chansons. Cependant, la production sonore est vraiment nulle comme tous les groupes italiens du même genre. Je ne sais pas si c’est une norme en Italie d’avoir un son compressé aux guitares trop « high mid » mais moi, cela me grince les oreilles après un certain temps.

Inspiré un peu par le coté fantastique, Drakkar nous offre un album qui contient une histoire qui ne va pas sans nous rappeler celles de Rhapsody! Il y a de bons riffs de guitares mais rien qui ne va vous épater. De plus, certaines chansons ont des enchaînements musicaux un peu boiteux. Toutefois, je crois que les musiciens ont de la bonne volonté et ce groupe serait à placer sur le même niveau que des bands tels que « Iron Fire », « Arwen », « Domine » et même « Skylark ». Il n’y a pas de chansons de speed métal mélodique qui nous balaient sur cet album. C’est du heavy metal mélodique en général. Le clavier agit comme accompagnateur rendant un peu plus mélodique l’ensemble de la musique.

Malgré tout, le gros problème de ce groupe est le vocal sans aucun doute. Encore une fois, vous devez être très tolérant car il gâche tout à mon avis, surtout dans les refrains. Pour avoir rencontrer le guitariste du groupe en personne (fort sympathique), je crois que nos amis Italiens ont fait un bel effort pour un premier album mais il ne se démarque pas vraiment de la masse musicale qui envahit le marché Power Metal actuel en 2000. Avec un pincement au cœur, parce qu’ils sont sympathiques, je ne recommande pas cet album. À moins d’être un fanatique de Power Metal
Note 7.4/10
Liste des pistes :

01. Beginning
02. Eridan Falls
03. Pure of Heart
04. Soldiers of Death
05. The Climb
06. The Voice of the Wind
07. Dragonship
08. The Secret
09. Until the End
10. Death of Slayn
11. The Price of Victory

Critique CD : Blind Guardian - A Night at the Opera (2002)

Style : Power Metal
Compagnie : Century Media



Combien de temps j’ai attendu pour le plus gros navet du groupe ? 5 ans!!! Bon. Je l’avoue, j’ai commencé à décrocher de Blind Guardian avec les deux derniers albums. Je croyais qu’il allait revenir en force mais non. Encore, les putains de « wouah-wouah » à la guitare d’André Olbrich, sa marque de commerce qui me chatouille les oreilles quand je l’entend. Décidément, il n’évolue pas ce gars-là. J’ai l’impression de toujours écouter les mêmes solos d’un album à l’autre.

Pourtant, quand j’ai mis cet album dans mon système de son, la qualité sonore m’a frappé en pleine gueule. Enfin, un album de Blind Guardian qui sonne comme une tonne de briques. La première chanson « Precious Jérusalem » m’a cloué sur place mais ma joie s’est estompée rapidement après « Battlefield ». Le reste, ça m’a donné vraiment le même sentiment que les gars à l’endos de la pochette du livret intérieur. Ils ont dormi, moi aussi! Désolé pour les puristes de Blind Guardian. Quand j’avais entendu, la chanson « And then there was silence », je m’étais dit : « Super, cela auguère bien. » mais finalement, non.

Une chose que l’on peut accorder au groupe, c’est au niveau de la composition. Ils ont voulu explorer encore une fois de nouvelles avenues en incluant des pistes sonores de plusieurs instruments divers. Résultat : une grosse pizza sonore dégoulinante. Le groupe a souligné le fait qu’il avait utilisé voir jusqu’à 50 pistes à la fois. Pour ma part, j’aurais pu m’en passer. Car un des gros problèmes avec ce genre de procédé, c’est que le groupe ne peut refaire cela en live. À moins d’avoir un séquenceur. Et Blind Guardian, depuis leurs tout débuts, utilisent quasi quatre pistes de guitares à la fois, ce qui rend leurs prestations « live » beaucoup plus vides. Parfois, la simplicité demeure plus efficace que d’essayer la voie compliquée.

Mes chansons préférées, et ben, je les ai nommés plus haut. Maintenant, à savoir si vous devez posséder absolument cet album ? Je n’en sais rien. Sauf qu’il est fort probable, à moins d’un miracle, que c’est le dernier album de Blind Guardian que je critique. Il y a eu une époque (91-93) où j’aurais virer le monde à l’envers pour avoir parlé en mal de ce groupe mais ce n’est plus le cas. Dommage.
Note 7.4/10
Liste des pistes :

01. Precious Jerusalem
02. Battlefield
03. Under The Ice
04. Sadly Sings Destiny
05. The Maiden And The Minstrel Knight
06. Wait For An Answer
07. The Soulforged
08. Age Of False Innocence
09. Punishment Divine
10. And Then There Was Silence
11. Mies Del Dolor (Bonus)

Critique CD : Blind Guardian - Nightfall in Middle-Earth (1998)

Style : Power Metal
Compagnie : Century Media


Ici, on parle gros budget de production. Premièrement, Blind Guardian, les rois du thrash métal mélodique revient en force avec un nouvel album concept après avoir obtenu les droits d’auteurs pour utiliser le monde de « Middle Earth » de J.R.R Tolkien. Ensuite, le groupe nous introduit aux « interludes » (narrations) entre les chansons pour garder ses auditeurs à l’affut.

Production sonore. Plus détaillée que le précédent « Imaginations from the other side » mais tout aussi médiocre. Cette fois-ci, c’est ridicule. Le son est fort mais combien inégal. Sûrement, un problème de son avec les ingénieurs et ces putains de compresseurs si populaires au heavy metal. Des fois, les guitares enterrent le vocal, dans les passages plus calmes le vocal remonte tout seul, le drum embarque et pouf!, le vocal retourne en arrière-plan. Et là, je ne parle pas de quelque chose comme durant les solos, y a un putain de problème de volumes. Pour les connaisseurs de son, et qui ont déjà travaillé en studio comme moi, verront de quoi je parle. Et je me fous que ce soit Bauerfiend en personne ou Sielck ou Flemming qui a travaillé là-dessus, c’est vraiment inégal comme travail.

Bon. Admettons que nous ayons une oreille insensible à cela. Au niveau de leurs compositions, je trouve cet album similaire au précédent mais loin d’être « Tales from the twilight world » ou « Somewhere Far Beyond ». Pour ceux qui ont connu le groupe avec « Imaginations from the Other Side » vous serez comblé. Quant à moi, je commence à m’essoufler de ce groupe qui m’a pourtant fait tant connaître. Un autre détail qui m’agace gravement, ce sont les solos harmoniques avec un effet de distorion. On se rend compte qu’Olbrich n’a rien composé de très nouveau coté solo depuis « Somewhere Far Beyond ». Bon. Les puristes me diront que ce genre de solo, c’est la marque de commerce de ce guitariste mais n’empêche que ce « wouah-wouah » perpétuel devient énervant à la longue.

Toutefois, je reconnais que les musiciens ont tout de même essayé d’explorer de nouvelles avenues avec cet album qui me semble plus progressif à certains endroits. Il est plus intéressant que son prédécesseur. Pour les fervents du groupe, je le recommande en vous disant que c’est un bon album mais rien de plus. Mes chansons préférées, ben, il y en a que quatre : « Into the storm », « Nightfall », « Mirror, mirror » (excellente!), et « Time Stands Still ».

Note : 8.2/10

Liste des pistes :

01. War Of Wrath
02. Into The Storm
03. Lammoth
04. Nightfall
05. The Minstrel
06. The Curse Of Feanor
07. Captured
08. Blood Tears
09. Mirror Mirror
10. Face The Truth
11. Noldor (Dead Winter Reigns)
12. Battle Of Sudden Flame
13. Time Stands Still (At The Iron Hill)
14. The Dark Elf
15. Thorn
16. The Eldar
17. Nom the Wise
18. When Sorrow Sang
19. Out on the Water
20. The Steadfast
21. A Dark Passage
22. Final Chapter




Critique CD : Blind Guardian - The Forgotten Tales (1996)

Style : Power Metal
Compagnie : Century Media

Ah! Voilà un album interlude que j'aime bien. Ici, Blind Guardian, qui a gagné une certaine notoriété au courant des dernières années sur la scène métal internationale, se permet de nous présenter un album accoustique avec des reprises. Cela nous démontre véritablement que leurs chansons ont des lignes de bases très mélodiques, baroques par endroits, sans le son des fameuses guitares électriques. On comprends vraiment le sens du terme mélodique de leur musique en oubliant leur coté "thrash" pour toute la durée de cet album.

La production sonore est bonne mais quant à savoir si je recommande cet album à tous... cela dépend. Si vous voulez un vent de fraîcheur et/ou êtes un fanatique de Blind Guardian qui achete tout du groupe, alors allez-y!

Mes chansons préférées, la reprise de "Surfin' USA" et "To France".
Note : 8.5/10
Liste des pistes :

01. Mr. Sandman(reprise The Chordettes)
02. Surfin' USA (reprise Beach Boys)
03. Bright Eyes (version acoustique)
04. Lord Of The Rings (version orchestrale)
05. The Wizard (reprise de Uriah Heep)
06. Spread Your Wings (reprise de Queen)
07. Mordred's Song (version acoustique)
08. Black Chamber (version orchestrale)
09. The Bard's Song - In The Forest (live)
10. Barbara Ann / Long Tall Sally(reprise des Beach Boys)
11. A Past And Future Secret
12. To France (reprise de Mike Oldfield)
13. Theatre Of Pain (version orchestrale)



Critique CD : Blind Guardians - Imaginations From the Other Side (1995)

Style : Power Metal
Compagnie : Century Media

Il a fallu presque attendre trois ans après la sortie de leur dernier album studio : « Somewhere Far Beyond » (92) pour enfin mettre la main sur celui-ci. Malheureusement, l’attente a crée de grandes attentes chez moi et cela m’a déçu beaucoup. Premièrement, le groupe Blind Guardian n’a jamais eu la chance d’avoir une bonne sonorité et cet album me semble pire que ses prédécesseurs. Je m’explique. Oui, le son est plus fort et le drum percute plus mais tout est compressé que l’on ne distingue plus parfaitement les guitares électriques. Disons que le picking est moins tranchant. Par contre, la guitare accoustique est parfaite, mais ma plus grosse déception est que la voix d’Hansi n’est plus avant plan comme sur les autres albums. Elle est totalement à l’arrière du drum, et même aussi des guitares.

Quant à la composition, on commence à ressentir un peu le rechauffé. Bon. Il y a plus de backvocals, ce qui ajoute à la marque de commerce de Blind Guardian. C’est un album un peu moins tortueux que ses prédécesseurs quant aux différents tempos de chacune des chansons. Les solos et harmonies sont presque les mêmes qu’avant. Et pourtant, c’est avec cet album que le groupe s’est fait reconnaître le plus. D’ailleurs, le vidéo « Bright Eyes » a tourné quelques fois en Amérique du Nord sur des chaînes spécialisées de vidéos.

Pour les amateurs de musique plus « speed » avec un peu moins de mélodies, cet album se doit d’être dans votre collection. Cependant, pour moi, cela me prends plus que de simple refrains harmonisés ou un rythme à doublebass drums. Mes chansons préférées, hum, voyons voir… « Another Holy War » parce que j’aime bien les couplets et le refrain d’une chanson qui arrache. Et « And the Story Ends », plus mid tempo, je trouve qu’elle finit bien l’album. J’ai bien aimé « Past and Future Secret » mais elle me semble trop similaire à « The Bard Song – In the Forest ». Je me suis vite lassé...
Note : 8/10
Liste des pistes :

01. Imagination from the other side
02. I’m alive
03. A past and future secret
04. The script for my requiem
05. Mordred’s song
06. Born in a mourning hall
07. Bright eyes
08. Another holy war
09. And the story ends



Critique CD : Blind Guardian - Tokyo Tales (1993)

Style : Power Metal
Compagnie : Century Media


Ici, Blind Guardian n’a pu de présentation à faire quant à la popularité de leur style de thrash métal mélodique que l’on annexera au style Power metal au fil des ans. Après l’immense succès de leurs deux albums précédents : « Tales from the Twilight World » et « Somewhere Far Beyond », cet album marque le couronnement de leur travail acharné avec une tournée japonaise. La production sonore est excellente pour un live.

On se rend compte rapidement à la première écoute de l’album que le groupe est un véritable mastodonte de musique et nous lance succès après succès en pleine figure. Si vous avez la chance d’écouter cela dans un vrai système de son, vous comprendrez mon avis à ce sujet. La voix d’Hansi est vraiment dynamique, moi-même, à cette époque (93), j’avais certaine une appréhension à savoir si ce chanteur chantait vraiment comme cela en live. Je n’ai pas été déçu. Le picking est coupant à souhait et le drum vous laboure les oreilles à plein fouet. Fait intéressant, la foule participe beaucoup aux refrains et cela nous donne l’envie d’être présent et d’en faire tout en autant.

Selon moi, cet album couvre la meilleure période du groupe à vie. On était dans les débuts de la vague Power Metal Européen, tout était beau, et surtout nouveau! Cette musique balayait littéralement les fans de métal en quête d’originalité en 93. Et je crois qu’aujourd’hui, cela a toujours le même effet. Je ne suis pas un fervent d’albums live en général mais celui-ci m’a permis d’apprécier le groupe que j’ai pu voir sur stage dix ans plus tard. Qui aurait cru ? C’est pas facile de vivre en Amérique du Nord.

Mes chansons préférées ? Toutes!

Note : 8.5/10

Liste des pistes :

01. Inquisition
02. Banish From Sanctuary
03. Journey Through The Dark
04. Traveler In Time
05. The Quest For Tanelorn
06. Goodbye My Friend
07. Time What Is Time
08. Majesty
09. Valhalla
10. Welcome To Dying
11. Lost In The Twilight Hall
12. Barbara Ann (reprise des Beach Boys) 


Critique CD : Blind Guardian - Somewhere Far Beyond (1992)

Style : Power Metal
Compagnie : Century Media


Après le smash de « Tales from the Twilight World », le nom de Blind Guardian se répand sur le marché métal international comme une véritable tempête de sable. Les fans désirent connaître ce nouveau style de thrash métal mélodique avec les refrains tant accrocheurs qui fait la réputation du groupe. Blind Guardian revient à la charge avec un autre album, qui selon moi, demeure le meilleur de leur carrière. Il faut battre le fer pendant qu’il est chaud, Hansi et sa bande l’ont compris.

La production sonore est similaire à son précédesseur mais au niveau composition, il est plus mélodique. Cependant, il garde de son attaque thrash, de son picking féroce et tout aussi rapide. Blind Guardian joue avec les transitions de tempos avec grande facilité. Les chansons sont simplement enivrantes qu’on a le goût de les chanter après seulement une première écoute. La voix d’Hansi est tellement imprégnée d’émotions qu'on a envie de rugir comme lui.

Voici un album qui plaira à la fois aux fans de Thrash et de Power Metal. C’est un achat incontournable avec votre collection. Mes chansons préférées, l’énergique et puissante « Journey Through the Dark ». Le refrain contraste de « Ashes to ashes » et, facilement, la meilleure power ballade de tous les temps : « The Bard’s song – In the forest. » En fait, je pourrais nommer toutes les chansons, qui nous poussent à une folle envie de faire du « headbang » à son paroxysme.

Note : 9/10

Liste des pistes :

01. Time What Is Time
02. Journey Through the Dark
03. Black Chamber
04. Theatre of Pain
05. The Quest for Tanelorn
06. Ashes To Ashes
07. The Bard's Song - In the Forest
08. The Bard's Song - The Hobbit
09. The Piper's Calling
10. Somewhere Far Beyond
11. Spread Your Wings (Queen - reprise)
12. Trial By Fire (Satan - reprise)
13. Theatre of Pain (version classique) 




Critique CD : Blind Guardian - Tales From The Twilight World (1991)

Style : Power Metal
Compagnie : Century Media


Il y a des ces albums qui marquent le courant de la musique heavy metal tout au long de son histoire sinueuse et « Tales from Twilight World » fait partie de ceux-là. Il faut souligner que l’effort de ce groupe Allemand est de loin plus supérieur que leurs deux albums précédents. Blind Guardian, ici, nous instaure la mélodie dans une musique plus thrash avec des backvocals harmonisés qui étaient, jusqu’à présent (1991), absents de la mode heavy metal. Cette révolution mélodique frappe tout le marché Européen, et plusieurs groupes commenceront à adopter ce nouveau type de refrains accrocheurs qui a fait tant la réputation du groupe. En fait, le mouvement de speed metal mélodique (Power Metal) fera de ces refrains, un cliché propre à son style.

Tout comme Helloween a popularisé le speed metal mélodique, Hansi et sa bande ont popularisé le thrash métal mélodique. Des chansons au picking rapide surplombées de mélodies quasi baroques par endroits. Les textes de l’album sont toujours dans la veine de contes médiévaux et on y va même d’une chanson dédiée aux « Seigneurs des anneaux ». Indéniablement, cet album a contribué une fois de plus à l’essor de la musique métal en général et à sa diversité.

C’est aussi cet album qui m’a fait développer ma passion pour le Power Metal. En Amérique du Nord (91), on subissait un nouveau mouvement musical qu’était le Grunge avec Nirvana et Kurt Cobain, et tous les métalleux étaient considérés comme de pauvres types complètement dépassés. Quant à moi, mon calvaire se terminait. Après plusieurs années obscures en me demandant quoi écouter puisque mes groupes fétiches : Metallica, Megadeth et Anthrax devenaient plus commerciaux et que Iron Maiden s’épuisait, je n’adhérais aucunement au style de musique plus brutal qu’était le Death. Blind Guardian m’a sauvé. Héhéhé!

Bon. Ce petit préambule était pour vous souligner à quel point cet album est un incontournable pour les amateurs de Power Metal. En fait, Blind Guardian a un avantage de plus avec ce type de musique car non seulement, ils va chercher l’intérêt des amateurs de Power Metal mais aussi, ceux de Thrash. La raison est fort simple. Beaucoup de gens ont de la difficulté avec le vocal aigu que l’on retrouve dans le Power, et Hansi possède une de ces voix uniques. Une voix rauque qui peut se montrer haute à l’occasion, et il le fait tellement bien que l’on ressent facilement le charisme qui s’y dégage.

En ce qui concerne la sonorité de l’album, bien sûr, on est loin des productions bétons qui se font aujourd’hui, mais je crois que l’auditeur peut en faire abstraction facilement puisque l’univers musical dans lequel il est plongé le submergera totalement. On a envie de chanter et rechanter ces refrains à perpétuité. Mes chansons préférées sont « Lost in the twilight Hall » avec la participation de Kai Hansen. La ballade « The Lord of the rings » and le super refrain de « The Last Candle. »
Note : 9/10
Liste des pistes :

01. Traveller In Time
02. Welcome To Dying
03. Weird Dreams
04. Lord Of The Rings
05. Goodbye My Friend
06. Lost In The Twilight Hall
07. Tommyknockers
08. Altair 4
09. The last Candle
10. Run For The Night [live]

Critique CD : Blind Guardian - Follow The Blind (1999)

Style : Thrash Metal
Compagnie : Century Media


Le groupe Blind Guardian est de retour avec son second album. Tout comme leurs confrères allemands du groupe Helloween qui ont popularisé le speed métal mélodique, Blind Guardian s’affiche comme un groupe de thrash métal mélodique. Les compositions sont plus intéressantes que le premier album « Battalions of Fear » et plus punchées. La voix rauque d’Hansi Kürsch nous transporte à travers les différentes chansons comme le vent puissant dans une orage.

De plus, on peut remarquer les nombreux backvocals, plus structurés et harmonisés par endroits. Une marque de commerce que Blind Guardian développera et popularisera aussi à travers le monde du heavy metal. Il ne faut pas oublier que dans le thrash métal de ces années-là, il était pratiquement impensable de mettre des backvocals dans la musique. Et pourtant, Blind Guardian l’a fait.

La production sonore de cet album est légèrement meilleure que le premier album mais il est encore que potable, rien de très extravageant. Ce n’est pas un album qu’il vous faut absolument mais pour les maniaques de thrash metal, je vous le conseille.

Mes chansons sont : « Hall of the king ». La chanson instrumentale « Beyond the Ice » et l’incontournable « Valhalla » avec la participation de Kai Hansen que les fans de metal n’avaient pas entendu chanté sur un album studio depuis la sortie de « Wall of Jericho ».

Note 7.8/10

Liste des pistes :

01. Inquisition
02. Banish From Sanctuary
03. Damned For All Time
04. Follow The Blind
05. Hall Of The King
06. Fast To Madness
07. Beyond The Ice
08. Valhalla
09. Barbara Ann (Beach Boys) 

10. Don't Break The Circle 

Critique CD : Blind Guardian - Battalions of Fear (1989)

Style : Thrash Metal
Compagnie : Century Media

L’album « Battalions of Fear » ne fut pas ma première approche avec le groupe Blind Guardian. En fait, je l’ai acheté après la sortie de « Tales from the twilight world », question de l’avoir dans ma collection. Je fut un peu surpris car, Blind Guardian à leurs débuts était une formation très thrash métal. Probablement influencé par la scène locale Allemande qui regorgeait de ce genre de groupes pendant le milieu des années 80.

Cependant, on dénote aussi une seconde influence plus mélodique. Bon. On est loin du speed métal mélodique à la Helloween. Un style de musique que ce groupe répandait sur la scène métal Européenne durant les mêmes années. Blind Guardian semble adopter une approche musicale aggressive avec des thèmes médiévaux, voir un peu plus baroques. Je pourrais même dire que l’album « Battalions of Fear » me rappelle à l’occasion « Wall of Jericho ». C’est du thrash mélodique, loin de Kreator ou de Destruction, mais décapant pareil.

Malgré une production sonore un peu sourde et pas fameuse, même en CD, cet album est le premier de la formation et fut prometteur. La chanson « Run for the Night » est l’une de mes préférées avec « The martyr » et « Battalions of Fear ». Je dois souligner que la chanson instrumentale « Gandalf’s Rebirth » est tout à fait sublime. En terminant, il n’est pas nécessaire de posséder cet album du groupe, d’autres qui suivront sont plus intéressants. En fait, je le recommanderai plutôt aux fans de musique thrash métal à la place.
Note : 7.5/10
Liste des pistes :

01. Majesty
02. Guardian Of The Blind
03. Trial By The Archon
04. Wizard's Crown
05. Run For The Night
06. The Martyr
07. Batallions Of Fear
08. By The Gates Of Moria
09. Gandalf's Rebirth

P.V.M : Nightwish - I wish I had an angel

Pause vidéo musicale
 
Chanson plus commerciale du groupe Nightwish qui a servi pour le film : "Alone in the Dark", je crois. Le beat fait un peu dance mais c'est une excellente chanson.